Rentrée au collège : 700 élèves de moins en Ille-et-Vilaine et douze nouveaux tarifs à la cantine
Le département d’Ille-et-Vilaine devra adapter ses 111 collèges face à la baisse du nombre d’élèves. Ils sont 700 de moins en 2026. Il met par ailleurs en place une nouvelle tarification dans les restaurants scolaires des collèges, qui coûtera aux familles entre 0,80 € et 5,90 €.
700 collégiens en moins
Les 111 collèges d’Ille-et-Vilaine ont accueilli en cette rentrée du 1er septembre 2026, 55 800 élèves. C’est 700 de moins qu’en 2025. C’est une tendance nationale à la baisse de la démographie scolaire qui va se poursuivre et impacter nos collèges, souligne le président socialiste du département, Jean-Luc Chenut. Il va falloir faire preuve d’imagination. On connaît les cités scolaires regroupant collèges et lycées, peut-être qu’à l’avenir elles intégreront des CM1 et CM2 ».
Douze tarifs différents à la cantine
Les collèges d’Ille-et-Vilaine proposaient jusqu’ici trois tarifs aux familles : du tarif solidaire à 2,90 € au tarif plafond à 3,25 €. Désormais, douze tarifs seront proposés de 0,80 € pour le plus bas à 5,90 € pour le plus haut. Sachant que leur prix de revient réel est de 8,75 €. On ne fera aucune économie avec cette nouvelle grille, souligne le patron du département. L’idée est d’inciter notamment les familles modestes à faire bénéficier leur enfant d’au moins un repas équilibré dans la journée. Concrètement 40 % des familles devraient bénéficier d’une baisse, 40 % d’une hausse de tarif. En Ille-et-Vilaine, 86 % des collégiens mangent à la cantine le midi. Un peu plus en zone rurale et un peu moins dans les villes, notamment dans les quartiers prioritaires de Villejean et Maurepas, à Rennes.
Objectif 50 % de bio
Cinq restaurants scolaires de collèges du département sont labellisés Ecocert en cuisine et dépassent 65 % de bio, dont le collège des Hautes Ourmes, quartier du Blosne dans la capitale bretonne. La dynamique est bien lancée et neuf collèges supplémentaires poursuivent un accompagnement renforcé visant à atteindre 50 % de bio, local et fait maison , souligne le président du département. Nous n’avons plus de produits semi-finis comme les oignons émincés au congélateur, témoigne Hamid Lebbael, cuisinier au collège des Hautes Ourmes. On avait l’impression de gagner du temps, mais c’était moins bon. Désormais les tomates sont tellement bonnes dans le tian de légumes, qu’il n’y a plus rien à rajouter. Il a fallu un demi-poste supplémentaire en cuisine pour éplucher les légumes. Mais c’est un effort que le Département se dit prêt à assumer malgré un budget serré.
Des rénovations et un nouveau collège à venir
D’importantes rénovations sont en cours au collège Cleunay à Rennes et au collège du Val-d’Anast. D’autres sont à venir à Saint-Aubin-du-Cormier, Vitré, au collège Clothilde Vautier à Rennes sans oublier la construction d’un nouveau collège quartier Beauregard à Rennes, dont l’appel d’offres est en cours.