Revue de presse

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Regroupement des écoles à Douarnenez. « On débat de la méthode employée » : les parents d’élèves reçus par les élus

Ouest-France · 14/10/2026 · ← revue

Une semaine après leur première mobilisation, la colère peine à redescendre chez les parents d’élèves. Huit délégués de parents d’élèves, épaulés par deux délégués départementaux de l’éducation nationale (DDEN) ont été reçus ce mercredi 14 octobre 2026 par les élus, à la suite du mouvement de protestation dans le hall de la mairie, jeudi dernier. Au cœur de leurs revendications : le projet de regroupement des cinq écoles publiques de Douarnenez (Finistère) en deux pôles, à l’horizon 2033. Présenté à la presse début octobre, ce projet est la conséquence d’une chute drastique des effectifs scolaires depuis dix ans dans les écoles élémentaires et maternelles douarnenistes. Elles ont perdu 29 % de leur effectif depuis 2010 tandis que leur taux d’occupation atteint timidement les 50 %. Si ce projet de regroupement venait à être validé par le rectorat, les écoles de François-Guillou, Marie-Curie et Victor-Hugo mettraient la clé sous la porte.

Mais alors que les élus parlent de ce projet comme d’un bouleversement pour les écoles, la pilule ne passe pas auprès des parents d’élèves. Accueillis dans le bureau de l’édile à 16 h 30 pour un échange en comité restreint, ils avaient préparé la liste de leurs revendications pour être certains de ne rien oublier. On ne vient pas débattre du fond du projet mais de la méthode employée, présente d’entrée de jeu Mathilde Biard, déléguée des parents d’élèves pour l’école Laennec. On veut nous faire croire que le projet nous a été présenté en l’état lors de la réunion du PEDT (projet éducatif territorial) alors que c’est faux, nous l’avons découvert le lendemain dans la presse.

Réclamant le procès-verbal issu du précédent PEDT, transmis aux parents ce mardi, ils assurent avoir reçu un procès-verbal fallacieux et non signé. Le PV fait mention de l’idée des deux pôles, Laennec et Jules-Verne, mais toutes les personnes présentes lors de cette réunion nient en avoir eu connaissance. Il a simplement été question de la reconstruction de Laennec et de la fermeture de François-Guillou, complète Vincent Jaouen, délégué pour l’école Marie-Curie et conseiller municipal au sein de l’opposition. De son côté, la maire Jocelyne Poitevin défend avoir formulé une proposition ». Rien n’est acté, j’ai donné mon idée face à l’évolution des effectifs, nous travaillerons ensemble pour l’avenir de nos écoles..

Un « calendrier clair et construit »

Sans entrer dans le fond du sujet, les parents d’élèves ont défendu devant les élus qu’aucune décision ne doit être prise de manière unilatérale et plaident pour un travail en concertation. Ils proposent, entre autres, de nommer un secrétaire de séance lors des prochaines réunions et de rédiger un procès-verbal cosigné pas tous les participants. Enfin, ils espèrent obtenir de cet entretien un calendrier clair et construit des futures réunions, et ainsi permettre aux établissements d’organiser un travail de consultation et de concertation interne serein. À l’issue d’une heure d’échanges, Jocelyne Poitevin a confirmé la tenue d’une prochaine réunion, au courant du mois de décembre.

Si ces parents estiment qu’il est encore trop tôt pour évoquer les conséquences de ce projet pour les écoles, d’autres partagent leurs craintes. Quelques jours plus tôt, des collectifs de parents d’élèves ont interpellé la maire sur le cas de l’école François-Guillou. À travers une lettre ouverte, ils ont exprimé leur vive inquiétude à l’idée de voir disparaître le dernier service public de notre quartier et évoquent la fragilisation de la filière bilingue français-breton engendrée par cette fermeture. Tous affirment, par ailleurs, qu’ils continueront à se mobiliser pour prendre part aux débats.