Parcoursup : stress, sélection à la fac… La plateforme est-elle la source de tous les maux de l’orientation au lycée ?
Dire que Parcoursup ne fait pas l’unanimité est un euphémisme. Depuis son lancement en 2018, les critiques n’ont cessé de pleuvoir sur la plateforme d’orientation post-bac. Et l’actuel mouvement lycéen a poussé le ministère de l’Enseignement supérieur à rechercher des améliorations qui doivent être annoncées ce lundi 26 octobre 2026, alors que les organisations d’élèves et d’étudiants sont reçues à Matignon par Sébastien Lecornu cet après-midi. Qu’est-il reproché exactement à cet outil créé dans la lignée de la réforme du lycée et du bac ?
Ses détracteurs regrettent que sa procédure, durant laquelle les futurs étudiants formulent leurs vœux, soit devenue le nouveau temps fort de l’année en terminale, au détriment du bac. Les organisations lycéennes et étudiantes l’accusent également de faire du « tri social » à l’entrée de l’université, et d’avoir « accentué la sélection dans de nombreuses filières ». « Parcoursup est difficile à maîtriser et apporte beaucoup de stress aux familles au moment de travailler le projet d’orientation », commentait aussi à la rentrée Anne-Charlotte Rossi, présidente de la FCPE, la principale fédération de parents d’élèves. Un avis partagé par de nombreux professeurs interrogés par Ouest-France, qui nous décrivent « des lycéens angoissés par leurs notes », de septembre à juin.
Reconnaissant que « le temps de l’orientation peut être anxiogène », le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste continue toutefois de défendre « un outil extraordinaire » et sa « carte de 25 000 formations ». « Avant Parcoursup, il y avait 12 000 formations disponibles et certaines admissions étaient tirées au sort, a-t-il rappelé il y a deux semaines devant l’Assemblée nationale. La plateforme est aussi un levier d’égalité des chances : 150 000 bacheliers boursiers ont trouvé une place depuis 2019 grâce aux quotas prévus. »