« On ne nous prend toujours pas au sérieux » : un blocage partiel au lycée Joubert-Maillard
On rate nos leçons pour vous en faire une. C’est le message d’une pancarte accrochée à la grille du Lycée Joubert-Emilien-Maillard. On reste ici toute la journée. Et les manifestations le plus longtemps possible. Au lendemain de l’allocution du Premier ministre Sébastien Lecornu, environ 70 lycéens ont installé un blocus partiel devant l’établissement. Flavie, 17 ans en terminale, justifie la poursuite du mouvement : C’est bien qu’il prenne la parole. Au moins ça bouge, mais c’est handicapant d’attendre fin octobre pour annoncer des mesures. On veut que ce soit clair et rapide.
« L’État a peur de notre mouvement »
Pas convaincue non plus, Chloé se désole : Ça ne va rien changer. Ils vont attendre les vacances pour que tout le monde oublie le mouvement. On veut être entendus ! Même mécontentement pour Marie, 17 ans, en terminale : On ne nous prend toujours pas au sérieux. L’État a peur de notre mouvement et de la manifestation du 17 octobre.
Le Gouvernement s’arc-boute au lieu d’entamer de réelles négociations. C’est le néant ! Dépité par l’allocution du chef du Gouvernement, Claude Gaudin, secrétaire de l’Union locale CGT du pays d’Ancenis, vient soutenir les lycéens : L’un de vous nous a appelés. Il paraît que vous avez besoin d’un coup de main. On va vous accompagner. Une présence rassurante, estime une lycéenne : Certains ont peur, c’est normal. Les gendarmes, ça impressionne, surtout lorsque l’un d’entre eux se dirige vers nous avec une lacrymo à la main.
Un blocus partiel ce jour, dans le calme, comme lors des précédentes mobilisations.