Mobilisation lycéenne : les représentants des mouvements seront reçus par le ministre de l’Éducation jeudi
Pas d’essoufflement, pas de déferlement dans les rues non plus. Malgré le soutien apporté par la militante écologiste suédoise Greta Thunberg devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et la présence du candidat LFI à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, dans le cortège parisien, entouré des députés Manuel Bompard et Paul Vannier, la mobilisation des lycéens a peu varié hier. Le ministère de l’Éducation nationale a fait état d’un recul des fermetures d’établissements pour l’acte V, ce mardi 13 octobre 2026, avec 214 lycées fermés, contre 224 jeudi dernier. Selon le ministère, 4,52 % des enseignants ont fait grève dans la journée. L’Union étudiante revendiquait 90 % de facultés bloquées ; le décompte ministériel, lui, évoquait 35 % d’établissements perturbés.
11 000 manifestants à Lyon, 15 000 à Lille, 9 200 à Nantes… De source policière, 360 actions ont été comptabilisées dans la journée. L’intersyndicale a estimé à 480 000 le nombre de manifestants mobilisés dans les rues. Tandis que selon le ministère de l’Intérieur, ils étaient au total 161 500 (dont 41 500 à Paris), contre 266 000 une semaine plus tôt lors de l’acte III. Quelques heurts ont éclaté en fin de cortège à Strasbourg, Rennes, Paris ou Lyon où des membres du service d’ordre du syndicat enseignant SNES-FSU ont reçu des coups de matraque. Selon le ministre de l’Intérieur, 36 enquêtes ont été ouvertes par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), « la police des polices », pour des violences présumées depuis le début du mouvement lycéen.
Des appels à la « convergence des colères »
Des représentants des mouvements lycéens ont rendez-vous jeudi avec le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray. Le président de l’Union syndicale lycéenne (USL), Ryad Rani, a toutefois d’emblée appelé à rejoindre le mouvement des Gilets jaunes samedi 17 octobre afin de faire vivre une convergence des luttes. Au milieu d’un cortège à Paris, la patronne de la CGT a de son côté appelé relancer le mouvement après les vacances de la Toussaint avec une grande journée de grève le 5 novembre pour faire converger toutes les colères.