Revue de presse

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Lycée évacué, un autre dégradé, un coup au visage et trois interpellations : tensions sur les blocus en Loire-Atlantique

Ouest-France · 14/10/2026 · ← revue

La journée de ce mercredi 14 octobre 2026 a été marquée par de nombreuses tensions sur les blocus lycéens en Loire-Atlantique. En tout, trois jeunes (un majeur et deux mineurs) ont été interpellés et placés en garde à vue. Des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre à Nantes, mais aussi à Bouaye et Saint-Nazaire.

Le lycée de Bouaye évacué par les gendarmes

La situation était particulièrement tendue devant le lycée Alcide-d’Orbigny à Bouaye. Alors que l’établissement devait rouvrir, le blocus s’est finalement poursuivi ce mercredi. Et deux clans se sont opposés devant le lycée : les jeunes qui souhaitaient poursuivre le blocus et quelques parents présents, qui leur demandaient de le lever. À tel point que certains ont passé la nuit sur place, se relayant. Au plus fort, près de 400 personnes étaient présentes.

Vers 7 h, les gendarmes ont demandé aux lycéens de laisser un accès libre à l’établissement, puis ils ont installé un corridor de sécurité par une entrée latérale. Une cinquantaine d’élèves seulement ont alors rejoint les cours.

Vers 9 h, les forces de l’ordre ont dégagé les barricades, levant ainsi le blocus. Les élèves sont alors tous entrés dans l’établissement. Des opposants à la reprise des cours auraient alors annoncé au micro un faux départ de feu… provoquant l’évacuation du lycée. Il n’y a pas eu de placement en garde à vue.

À la cité scolaire Aristide-Briand à Saint-Nazaire, un personnel administratif prend un coup au visage

Dès le début de la matinée, ce mercredi, un feu de poubelles a été allumé à la cité scolaire Aristide-Briand à Saint-Nazaire. Plusieurs centaines d’élèves ont aussi bloqué les différentes entrées de l’établissement afin de perturber les cours. Peu avant 11 h, un groupe s’est introduit dans l’enceinte du lycée. En voulant s’interposer, un personnel administratif a reçu un coup, qui pourrait lui avoir été porté volontairement. L’alerte intrusion a été déclenchée et le personnel confiné. Le calme est revenu dans l’après-midi.

Au lycée Albert-Camus à Nantes, des dégradations

Vers 7 h 30, les policiers ont été mobilisés sur le blocus pour des tirs de mortier et un feu de poubelles à l’entrée du lycée Albert-Camus à Nantes. La grille et le local d’accueil ont été détériorés par ce début d’incendie. Le feu a été rapidement stoppé par les pompiers présents sur place. Il y a eu des tirs de gaz lacrymogènes et le blocus a été dispersé. Selon un témoin de la scène, deux parents d’élèves ont été bousculés par les forces de l’ordre.

Aux Bourdonnières, trois interpellations

Plus tard dans la matinée, des affrontements ont également éclaté devant le lycée des Bourdonnières, à Nantes, pour des jets de projectiles. Des lacrymogènes ont également été tirées pour disperser la foule de 200 manifestants présents. Trois jeunes - un majeur et deux mineurs - ont été interpellés par la brigade anticriminalité, et placés en garde à vue au sein du commissariat central. On ignore pour l’heure les suites pénales les concernant.

Manifestations à Nantes jeudi 15 et samedi 17 octobre

Sur les réseaux sociaux, le collectif inter-lycéees de Nantes appelle à manifester ce jeudi 15 octobre à 12 heures au miroir d’eau à Nantes.

Ce mercredi 14 octobre en soirée, un groupe de militants réunis sous le nom de « Collectif du 17 octobre », a tenu une assemblée générale sous les Nefs, sur l’île de Nantes. Le groupe de 150 à 200 personnes a voté un appel à manifester à Nantes ce samedi 17 octobre, au départ de plusieurs points : 13 heures au départ de la croisée des tramways, du miroir d’eau et de la place Bretagne ; puis une convergence place Foch à 14 heures.