« La nature a besoin d’être préservée » : un cortège en fanfare a manifesté lundi contre les algues vertes à Hillion
Lundi 10 août 2026, sur invitation d’un regroupement de fanfares venu de France, Belgique et Suisse, et de trois associations de lutte contre les marées vertes, plus de 150 personnes ont marché en musique du bourg d’Hillion (Côtes-d’Armor) vers la plage de l’Hôtellerie. Une occasion de démontrer les risques sanitaires et la destruction de la biodiversité occasionnés par les algues vertes. La fanfare a contacté Yves-Marie Le Lay, qui a proposé de réunir les associations pour accomplir une action tous ensemble , explique Nathalie Saur, trésorière de l’association défenses des victimes des marées vertes. C’est important, la nature a besoin d’être préservée.
Lutter contre un préjudice écologique
Comme chaque année, l’interfanfare choisit une cause à soutenir et a posé cette semaine ses instruments à Hillion. Nous sommes une fanfare militante qui représente une vingtaine de fanfares pour 40 musiciens et qui vient soutenir les actions locales , entame une porte-parole du groupe sur le parvis de l’église. La foule a ainsi pu marcher au rythme des cuivres et des percussions vers la plage de l’Hôtellerie, et participer à une démonstration sur place de l’étendue du phénomène. Sur place, Yves-Marie Le Lay, président de l’association Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre, a mis en avant les récentes avancées judiciaires au sujet des algues vertes. La Cour administrative d’appel de Nantes (Loire-Atlantique) confirme l’existence d’un préjudice écologique. Le jugement a été gagné par une association contre l’État, il reconnaît les effets néfastes sur les écosystèmes marins.
« Il ne reste rien »
Il a également souligné sa volonté de rendre la plage propre, comme elle l’était du temps de ses grands-parents, en guise de promesse faite à sa petite fille. La présence d’algues vertes à Hillion est attestée depuis cinquante-six ans et c’est la première fois que se tient une telle manifestation à Hillion contre ce phénomène. Muni de son masque à gaz et de ses bottes, Yves-Marie Le Lay est ensuite allé prélever un échantillon de sable noirci, afin de montrer l’état de la biodiversité. Il ne reste rien. La fanfare a continué le concert sur plage jusqu’au coucher du soleil puis a raccompagné, toujours en musique, le public vers l’église d’Hillion.