L’arrêté interdisant de se rassembler aux abords des lycées dans le Morbihan est maintenu
À peine publié et déjà contesté. Un référé liberté a été déposé auprès du tribunal administratif de Rennes contre l’arrêté pris vendredi 2 octobre 2026 par le préfet du Morbihan. Ce mardi 6 octobre, le juge des référés a rejeté cette requête, considérant que l’arrêté pris n’a pas de caractère général et absolu. Il n’a pas ainsi porté une atteinte grave aux libertés fondamentales invoquées.
Cette procédure avait été initiée par six syndicats et une association (CGT Educ’action 56, Union départementale CGT du Morbihan, CGT enseignement privé, Sud éducation 56, Syndicat national des enseignements du second degré, Syndicat des avocat.es de France (Saf) et La ligue des droits de l’homme).
L’arrêté visé interdisait tout rassemblement, manifestation ou cortège de personnes ou de groupes aux abords de six établissements scolaires à Vannes (Charles-de-Gaulle, Jean-Guéhenno et Saint-Joseph) et Lorient (Colbert, Marie-Le Franc et Saint-Louis).
Un arrêté modificatif le 5 octobre
Le préfet du Morbihan avait repris, lundi 5 octobre, un arrêté modificatif – également concerné par ce référé – interdisant tout rassemblement aux abords immédiats de ces six lycées et onze établissements supplémentaires ainsi que le port et le transport de produits inflammables, chimiques ou explosifs, d’armes, de mortiers d’artifice, de munitions et de tout objet susceptible de constituer une arme.
Les dix-sept établissements concernés ont été fermés et les cours assurés à distance mardi 6 octobre. À Vannes, il s’agit des lycées Lesage, Charles-de-Gaulle, Jean Guéhenno, Saint-Joseph La Salle, Saint-Paul/Saint-Georges, Saint-François-Xavier et Notre Dame Le Ménimur. À Lorient, ce sont les lycées Dupuy-de-Lôme, Colbert, Marie-Le Franc, Saint-Louis et Saint-Joseph La Salle. À Hennebont, ce sont les lycées Émile-Zola, Victor-Hugo et Notre-Dame du Vœu. Sont aussi concernés les lycées Jean Macé à Lanester et Notre-Dame de la Paix à Ploemeur.