Revue de presse

Copie archivée
📄 Copie archivéeBypass BPC (navigateur) [cookies périmés]Reformaté pour la lecture — sans pub ni fioriture.Ouvrir l'original ↗

« Il y a urgence à faire évoluer l’école » : dans la Manche, le député Bertrand Sorre fait le bilan de la loi Rilhac

Ouest-France · 30/09/2026 · ← revue

Le bilan est sans appel. La loi n’est pas appliquée, conclut le député Renaissance Bertrand Sorre. Mercredi 30 septembre 2026, l’élu de la deuxième circonscription de la Manche a restitué un rapport en commission des Affaires culturelles et de l’éducation, sur la mise en place de la loi Rilhac, créée pour reconnaître la fonction de directeur d’école et alléger la charge administrative de ces derniers.

« Chaque jour un nouveau problème »

Depuis le mois d’avril, Bertrand Sorre mène une évaluation de la loi, avec le député Roger Chudeau (Rassemblement national). Nous l’avons rencontré, une semaine plus tôt, mercredi 23 septembre 2026, lors de la dernière audition de deux directeurs d’école à Saint-Pair-sur-Mer (Manche).

Point par point, pendant 2 h 15, le député manchois, assisté d’un administrateur de l’Assemblée nationale, a questionné la mise en place de la loi. À vous écouter, c’est chaque jour un nouveau problème, interpelle le député Renaissance, Bertrand Sorre, lors de l’audition. Et une semaine de travail classique, sans aucun imprévu, c’est déjà 54 heures, soupire Antony Amiot, directeur du Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) d’Yquelon-Longueville.

Six mois d’évaluation

Les enseignants ne comptent pas leurs heures. Parmi les difficultés rencontrées, ils se retrouvent à cours de solution face aux problèmes de société qui se reflètent dans l’école. Vous avez beaucoup de parents séparés dans vos classes ? questionne le député. L’un des deux directeurs répond : Aujourd’hui, ça représente le tiers des élèves.

Les professeurs gèrent l’arrivée d’un nouvel élève, dont le nom changé par l’un des parents complique l’inscription, transmettent une information préoccupante au sujet d’un enfant à une cellule spécialisée. Ils sont confrontés à des parents décrits comme violents, un cas d’agression verbale a été recensé à Granville.

Le second ajoute : On n’a jamais eu autant de personnes qui se présentent à l’école. Il faut vérifier l’identité de chacun, y compris les taxis pour les rendez-vous médicaux. Bertrand Sorre réagit : Je suis admiratif de leur travail.

« On manque de temps pour nos missions »

Pour Nicolas Potel, de l’école élémentaire Anne-Frank, à Saint-Pair, le directeur est à la fois gestionnaire, CPE et enseignant. On manque de temps pour faire toutes ces missions, ça ne peut plus fonctionner.

Pour le député Renaissance, il y a urgence à faire évoluer l’école. La priorité, c’est de dégager du temps administratif avec deux pistes éventuelles : mettre à disposition une aide administrative ou libérer du temps sans enseignement ».L’objectif initial de la loi.