Revue de presse

Copie archivée
📄 Copie archivéeAbonné (cookies session)Reformaté pour la lecture — sans pub ni fioriture.Ouvrir l'original ↗

Face à la baisse de 1 300 élèves par an, les lycées bretons poussés à s’adapter

Ouest-France · 31/08/2026 · ← revue

De 2026 à 2040, les 116 lycées publics bretons, exception faite de la métropole rennaise, devraient perdre selon les projections de l’Insee 1 300 élèves par an, a rappelé Loïg Chenais Girard, président socialiste de la région Bretagne lors de son point presse de rentrée. La Région a lancé « Lycée 2040 », une démarche collective d’analyse. Qui avait affolé les Brestois quand la fermeture de lycées a été évoquée en juin dernier. Nous envisageons avec calme et méthodes plusieurs pistes avec toute la communauté éducative des territoires concernés, a souligné le président de région. Nous n’allons pas laisser les effectifs s’étioler sans rien faire. En septembre 2026, 76 500 lycéens vont faire leur rentrée en Bretagne. Un travail est effectué sur la sectorisation entre le lycée Kerichen qui accueille 3 000 élèves et de nombreux lycées plus petits qui sont fragilisés à Brest, indique Isabelle Pellerin, vice-présidente de la région chargée des lycées. La fermeture de lycées, n’est qu’une hypothèse. Parmi les autres possibilités : des regroupements collèges-lycées, la venue de formations d’enseignement supérieur, comme à Redon où un institut de soins infirmiers a stabilisé l’effectif au lycée Beaumont.

Diagnostics de vulnérabilité climatique

L’enseignement catholique souhaiterait ouvrir un lycée à Saint-Renan, à l’Ouest de Brest. Une mauvaise idée au vu de la baisse de la démographie scolaire et parce que cela fragiliserait les lycées de Brest centre , selon les élus de la région. C’est dans les petites villes que les solutions sont les plus complexes à trouver. À Lannion, un travail sur la recomposition des formations est en cours. Au lycée professionnel de Coëtlogon à Rennes devenu trop grand, deux bâtiments ont été détruits pour laisser la place à un bassin de rétention d’eau et à la végétalisation, créant des îlots de fraîcheur bienvenus après les canicules de 2026. La région réalise 100 millions d’euros de travaux par an dans les lycées, essentiellement de rénovation thermique en privilégiant les matériaux naturels. Elle mène en 2026 un diagnostic de vulnérabilité climatique des lycées avec quatre « lycées test » : Mendes-France à Rennes pour le risque inondation, Dupuy-de-Lôme à Lorient pour le risque d’expansion de crue, Kerichen à Brest pour le risque de tempête et La Fontaine-des-Eaux à Dinan, pour la canicule.