Revue de presse

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ENTRETIEN. « Il faut maintenir le bac, mais mieux répartir les spécialités », juge l’ex-artisan de la réforme du lycée

Ouest-France · 22/10/2026 · ← revue

Alors que les vacances scolaires ont démarré, l e mouvement lycéen ne s’est pas arrêté pour autant. Les organisations d’élèves et d’étudiants, qui ont rejoint la mobilisation, appellent à manifester, samedi 24 octobre 2026, mais aussi à bloquer les lycées dès la rentrée du 2 novembre et à manifester massivement le jeudi suivant, le 5, alors que les syndicats professionnels appellent à une grève générale.

Pour l’heure, le plan d’urgence de remplacement de professeurs absents, annoncé par le ministre de l’Éducation Édouard Geffray, et le chantier lancé par son homologue Philippe Baptiste de l’Enseignement supérieur pour faire évoluer la plateforme d’orientation post-bac Parcoursup, ont été accueilli avec une relative indifférence. Loin de crier victoire, lycéens et étudiants réclament toujours plus de moyens pour l’école publique, de repenser les rythmes scolaires, et des emplois du temps moins denses et plus cohérents. Des critiques qui rejoignent celles des syndicats d’enseignants sur les réformes du lycée et du bac, imaginées il y a près de dix ans par l’ancien ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer.

L’architecture de cette nouvelle organisation, qui avait mis fin aux séries S, ES, ou encore L en filière générale, avait été en grande partie structurée par Pierre Mathiot, ex-directeur de Sciences Po Lille. Dans un entretien à Ouest-France, l’ancien concepteur de la réforme du lycée commente les critiques actuelles et livre des pistes d’évolution.

Comment analysez-vous les critiques actuelles sur le fonctionnement des...