EN IMAGES. Blocages des lycées : incendies, charges de la police, manifestations… Encore des tensions ce vendredi
Le mouvement de blocage des lycées s’est poursuivi vendredi 2 octobre 2026 en France. Le fonctionnement de 735 établissements scolaires a été perturbé d’une manière ou d’une autre au cours de la journée, soit « 30 % de moins qu’hier », a indiqué le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. Des affrontements se sont produits dans plusieurs villes entre jeunes et forces de l’ordre, notamment à Rennes, Caen, Paris, Clermont-Ferrand…
Les lycéens demandent notamment plus de moyens pour l’Éducation et alertent sur un manque criant de personnel.
Suivez notre direct de ce vendredi 2 octobre consacré aux blocages des lycées
De fortes tensions dans les rues de Rennes
À la suite des débordements de la veille, de nouvelles tensions se sont produites dans les rues de Rennes (Ille-et-Vilaine) ce vendredi matin. Malgré l’interdiction de tout nouveau rassemblement aux abords des lycées rennais décidée par la préfecture. Plusieurs établissements scolaires ont été bloqués. Des feux de poubelles ont été allumés par les lycéens et douze interpellations recensées par la préfecture.
À Caen, des violences urbaines
Au deuxième jour de mobilisation des lycéens, l’atmosphère était aussi révoltée que la veille. À Caen (Calvados), le mouvement qui était à l’origine pacifique et bon enfant a dégénéré en violences urbaines aux abords des lycées Rostand, Fresnel et Dumont-d’Urville. Les policiers ont chargé et fait usage de gaz lacrymogène.
À Nantes, la tension a baissé d’un cran
Après les heurts de jeudi 1er octobre, ce vendredi la tension avait baissé d’un cran dans les rues de Nantes (Loire-Atlantique), même si lycéens et étudiants sont restés mobilisés. La semaine du mouvement lycéen s’est achevée par une assemblée générale devant le château, ce vendredi. La priorité des lycéens : canaliser les violences et mieux cibler les revendications.
Blocage de lycées dans le Morbihan : des tensions dans la matinée à Lorient
Après deux journées d’actions, la mobilisation lycéenne s’est poursuivie ce vendredi dans le Morbihan. Les lycéens ont bloqué des établissements à Vannes. À Lorient, la situation a dégénéré peu avant 10 h. Après plusieurs dispersions de manifestants, le calme est progressivement revenu vers midi.
À Saint-Brieuc, jets de pierres et de gaz lacrymogène
Pour le jour 2 de la mobilisation des lycéens dans les Côtes-d’Armor, ce vendredi, plusieurs établissements ont été bloqués, totalement ou partiellement. À Saint-Brieuc et Lannion, la matinée a donné lieu à quelques tensions avec les forces de l’ordre. Dès 8 h 30, manifestants et police se faisaient face au lycée Freyssinet de Saint-Brieuc, avec jets de pierres et de bouteilles d’un côté, de gaz lacrymogène de l’autre…
À Lannion, des tensions se sont produites aux abords du lycée Le Dantec : toute la matinée, les manifestants ont allumé quelques feux ici ou là. En fin de matinée, à des jets de pierres et de bouteilles, les gendarmes ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes.
Des tensions dans les rues de la capitale
Des tensions se sont produites dans les rues de Paris ce vendredi 2 octobre. Les pompiers ont dû éteindre plusieurs feux dans la capitale. Les forces de l’ordre ont chargé les manifestants à plusieurs reprises place de la Nation, dans le XVe arrondissement.
Des embouteillages monstres à Bayonne, un défilé dans le calme
Plusieurs lycées du Pays basque ont gardé portes closes, ce vendredi. Après un début de matinée calme, des manifestations se sont déclarées à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) et Saint-Jean-de-Luz. À Bayonne, près de 200 lycéens ont manifesté à la mi-journée dans les rues de la ville, occasionnant d’importants embouteillages, bloquant même la circulation. Un défilé non déclaré et sans parcours défini, dans le calme, encadré par les forces de l’ordre.
Des heurts entre lycéens et forces de l’ordre dans les rues de Clermont-Ferrand
En Auvergne, les lycéens ont poursuivi leur mobilisation ce vendredi. Des affrontements se sont produits entre élèves et forces de l’ordre dans le centre-ville de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). La police nationale a procédé à plusieurs interpellations, comme l’expliquent nos confrères d’ Ici Auvergne .
Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a demandé aux procureurs de la République d’engager la responsabilité civile des parents en cas de dégâts provoqués par leurs enfants, afin de leur faire « payer les réparations », a-t-il annoncé sur l’antenne de RTL. Une demande pas si facilement applicable.
Une intersyndicale de l’éducation a appelé à la mobilisation mardi 6 octobre, « y compris par la grève ».