«Contraint de fermer le lycée pour une durée indéterminée » après des événements jugés traumatisants en Loire-Atlantique
Après les violences ayant conduit à la fermeture du lycée Jean-Perrin, les cours basculent à distance au moins jusqu’au 7 octobre. Une cellule d’écoute sera mise en place pour les élèves.
Pourquoi le lycée reste-t-il fermé ?
Le proviseur, Hervé Douaglin, explique que les événements cette semaine nous ont contraints à fermer l’établissement pour une durée indéterminée, précisant que la fermeture est prévue jusqu’a minima mercredi 7 au matin.
La direction indique travailler avec les équipes éducatives sur les conditions de réouverture. Nous devons, avant cela, garantir la sérénité sur les lieux, souligne le chef d’établissement.
Comment les cours vont-ils être assurés ?
Dans l’attente d’une reprise en présentiel, les élèves vont poursuivre leur scolarité à distance. Il a été demandé aux enseignants de prendre contact avec leurs élèves dans le cadre du protocole d’enseignement en distanciel, précise le proviseur, rappelant que Pronote reste l’outil de référence pour le suivi pédagogique.
Quel accompagnement pour les élèves ?
Une cellule d’écoute sera déployée à la réouverture. L’objectif sera d’accompagner les jeunes confrontés aux conséquences des incidents survenus ces derniers jours. La direction évoque des événements traumatiques dont ils ont pu être les témoins (ou les victimes).
Quelles solutions pour les internes ?
Les élèves internes pourront récupérer les affaires laissées dans l’établissement dans l’urgence, sur rendez-vous, lundi et mardi entre 13 h 30 et 17 h. L’internat restera quant à lui fermé jusqu’à nouvel ordre et rouvrira en même temps que les cours.
Hervé Douaglin assure que les équipes font tout notre possible pour préparer le retour à la normale, tout en remerciant les familles pour les nombreux messages de soutien et d’encouragement reçus ces derniers jours.
3 millions de dégâts
Selon la Région, qui gère les lycées, près de quarante établissements ont été touchés, à divers degrés, dans les Pays de la Loire. Parmi les établissements les plus touchés figurent six lycées nantais, Nelson-Mandela, Carcouët, Michelet, La Colinière, Albert-Camus et Monge-La Chavinière, ainsi que Jean-Perrin-Goussier à Rezé et Aristide-Briand à Saint-Nazaire.
Au total, la facture s’élève à plus de 3 millions d’euros, dont 2 millions pour le lycée nantais Nelson-Mandela.