« Conserver la proximité» : cette adjointe de l’ancien maire de Saint-Brieuc revient sur le projet de fermeture d’écoles
Cigdem Aktas, ex-adjointe à l’éducation et la réussite à l’école du maire Hervé Guillard, s’est jointe à la mobilisation qui avait lieu devant Barathoux, contre le projet de fermetures d’écoles à Saint-Brieuc, ce lundi matin.
Que pensez-vous du regroupement Barathoux avec Berthelot ou les Merles ?
Il y a de la place aux Merles mais Berthelot est plein. Y faire venir d’autres élèves ne pourrait se faire sans enlever la bibliothèque ou la salle d’art plastique. Nous avions programmé des travaux en 2027-2028 dans cette école qui accueille aussi le centre de loisirs. Des travaux pourraient être effectués pour réhabiliter les bâtiments adjacents des anciens logements de fonction. Actuellement inutilisables, ils pourraient accueillir les classes maternelles de Guy-Roparz.
Vous craignez les regroupements d’écoles ?
Aux Villages, l’école du Grand-Clos compte actuellement plus de 200 élèves et Yves-Dollo plus de 100. Les regrouper ferait une grosse structure, à plus de 300 élèves. En ajoutant les problématiques des enfants à besoins spécifiques, il n’y aurait pas de plus valu pour les enfants. Je vois plutôt dans le projet mené par la municipalité, un service rendu à l’Académie, qui veut supprimer des postes.
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L’autre avantage serait pour les écoles privées car des parents qui pourraient être conduits à y emmener leurs enfants, par obligation. Ils devraient alors payer pour que leur enfant bénéficie d’une éducation digne de ce nom. Les écoles publiques, c’est sacré, c’est gratuit, c’est républicain.
Comment l’ancienne équipe municipale gérait-elle la baisse des effectifs scolaires ?
Nous avions commencé à faire un travail sur les périmètres scolaire pour nous adapter aux fluctuations d’effectifs.
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L’idée était faire en sorte de ne pas fermer d’école pour conserver la proximité et, en même temps, éviter que l’une soit surchargée alors qu’à côté, une autre serait menacée de fermeture faute d’effectifs suffisants. Il s’agissait de rééquilibrer, faire des écoles à taille humaine, à 22 élèves ou 23 par classe plutôt qu’à 27, en tenant compte des trajets à pied. Pour élaborer ces périmètres, nous prenions en compte le nombre de naissances et nous travaillions avec les acteurs liés au logement, pour connaître les projets de constructions et les attributions de logements. Cela nous permettait d’établir une projection la plus fiable possible des familles à venir.