Blocus des lycées dans la Manche : une journée de mobilisation sans heurt dans les quatre coins du département
Tous les lycées publics de la Manche n’ont pas eu droit au même menu mardi 6 octobre 2026, journée de mobilisation nationale des lycéens autour de blocus. La préfecture de la Manche a comptabilisé que 1 410 personnes se sont rassemblées dans le département.
À Granville par exemple, il n’était qu’une quinzaine d’élèves à se réunir à 9 h 30 devant l’entrée du lycée Julliot-de-la-Morandière. On n’a pas réussi à s’organiser comme on le souhaitait pour bloquer l’entrée de l’établissement, indiquait Gabin, un élève debout depuis 5 h du matin.
Dans le département, c’est à Saint-Lô et Coutances que le mouvement a duré le plus longtemps. Dans la ville préfecture d’abord, où 150 manifestants - au plus fort de la mobilisation - ont bloqué l’accès au lycée Curie-Corot et organisé des barrages filtrants créant quelques ralentissements. Les élèves du lycée Le-Verrier ont d’abord bloqué l’accès à leur établissement de bonne heure avant de rejoindre leurs camarades du lycée Curie-Corot. Les lycéens ont veillé à ce que la manifestation statique ne dégénère en éteignant eux-mêmes un début de feu de poubelles.
Plus de 1 000 manifestants à Cherbourg
À Coutances, la mobilisation s’est concentrée devant le lycée Lebrun où 200 à 300 élèves ont manifesté toute la journée. Ils étaient soutenus par les syndicats et les professeurs. C’est important d’être soutenu, salue Dorianne, élève en seconde. Moi je suis aussi là pour tout le service public, notamment à l’heure où la montée de l’extrême droite les met en danger. Elle note que son lycée n’est pas le plus à plaindre.
Dans le rassemblement, beaucoup regrettent qu’il y ait eu des affrontements entre lycéens et forces de l’ordre. Gaëtan Saout, professeur de sciences économiques et sociales, syndiqué au FSU, note qu’à Coutances les policiers sont restés en marge et étaient là pour assurer la sécurité.
À Cherbourg, un seul lycée était bloqué de bonne heure avec un barrage filtrant au lycée Millet. Une manifestation s’est déroulée en ville à partir de 10 h avec 1 100 manifestants dont quelques centaines d’adultes. Une manifestation s’est déroulée en ville à partir de 10 h, avec 1 100 manifestants, dont quelques centaines d’adultes. Le cortège était encadré CGT. Aucun débordement n’a été constaté.
Des rassemblements dans le calme ailleurs en Normandie
Mobilisation dans le calme également à Avranches où une petite centaine de personnes s’est réunie devant le lycée Littré. Parmi eux, lycéens, professeurs, membres de la CGT et de la ligue des droits de l’homme. Les lycéens avaient prévenu leurs troupes et les forces de l’ordre en amont : ce serait un mouvement pacifique. Et ça l’a été.
Ailleurs en Normandie, la mobilisation a été particulièrement suivie à Caen (Calvados) et à Alençon (Orne). À Caen, le cortège a compté près de 10 000 personnes en milieu de matinée. Après quelques pérégrinations hasardeuses, les manifestants se sont dispersés sans affrontement. À Alençon, 200 élèves des lycées Margueritte-de-Navarre et Alain ont fait blocus commun devant le premier cité. Ils ont défilé jusqu’à la préfecture où ils ont écrit leurs revendications à la craie, sur les pavés.