Blocus des lycées. Comment les tensions entre forces de l’ordre et casseurs se sont apaisées à La Roche-sur-Yon
Dans la matinée du mardi 6 octobre 2026, des tensions ont éclaté au niveau du lycée Edouard-Branly à La Roche-sur-Yon (Vendée). Parmi les quelque 150 à 200 jeunes rassemblés devant l’établissement, certains ont cherché la confrontation avec les forces de l’ordre en jetant des projectiles en leur direction. La police assure avoir dénombré au sein des manifestants une cinquantaine de casseurs. En fin de matinée, les tensions sont redescendues après de nombreux jets de lacrymogènes. Ça a pris du temps de réussir à les disperser, confie un policier yonnais. On a mis en place un dispositif sur tous les établissements pour permettre l’expression des uns et des autres dans de bonnes conditions. On a échangé toute la journée avec les lycéens.
Peu avant 13 h, le maire Romain Bossis s’est exprimé devant les lycéens. Vos revendications sont légitimes et doivent être entendues, que ce soit sur l’état des bâtiments scolaires, les surcharges de classe, sur Parcoursup. […] Ne vous laissez pas avoir par les casseurs qui veulent récupérer le mouvement et vous décrédibiliser.
La situation a été calme de la fin de matinée jusqu’à la fin de la manifestation. Plusieurs lycéens ont pris la parole, encadrés par de nombreux représentants syndicaux, dans le but de maintenir l’apaisement toute la journée. La présence de médiateurs de la Ville a aussi aidé en ce sens. Béatrice était aux abords des lycées Branly et Mendès-France mardi matin. Son objectif : Rappeler que chacun a son espace de parole. J’ai vu des jeunes lycéens être énervés car ils avaient le sentiment d’être agressés. Je leur ai rappelé que le but de la police était aussi d’être protecteurs. On est vigilants sur la manière dont les revendications sont exprimées.