Blocus des lycées à Rennes : six interpellations et une nouvelle manifestation prévue mardi 13 octobre
Plusieurs tentatives de blocage de lycées ont eu lieu vendredi 9 octobre 2026 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Les échanges avec les chefs d’établissement et les forces de sécurité intérieure ont permis de résoudre plusieurs situations », indiquait la préfecture. La majorité des points de blocages ont été plus calmes comme au lycée Bréquigny, à Jean Macé ou encore à Descartes. Deux points de blocage chauds ont perduré en milieu de matinée devant le lycée Zola, avenue Janvier et devant les lycées Chateaubriand et Joliot-Curie où s’étaient rassemblés entre 100 et 200 élèves. Un important dispositif de CRS a également été déployé boulevard de Vitré et devant les lycées Zola, où les élèves avaient mis en place une barrière et des feux bloquant la circulation. À la fin de la journée la police indiquait avoir procédé à six interpellations, notamment devant le lycée Zola où des élèves d’autres lycées ont rejoint le point de blocage.
« Le ministre n’est pas venu, on est déçu »
L’annonce des 3 000 professeurs jeudi soir à la télévision par le ministre de l’Éducation Edouard Geffray est dans tous les esprits. : C’est du vent, estiment Lou et Augustin et Aziliz, élèves de terminale au lycée Chateaubriand. Le ministre devait venir à Rennes et il n’est pas là, on est déçus : on avait des choses à lui dire. Il dit donc des choses, qu’il ne fait pas ! Selwa, élève de terminale également, redoute un renfort de professeurs stagiaires peu expérimentés. Claire, enseignante au lycée Chateaubriand, s’interroge sur la réalité des 3 000 professeurs annoncés. Ce serait des « TZR (titulaires de zones de remplacement). Mais s’ils n’ont pas d’affectation c’est parce qu’il n’y a pas de poste près de chez eux ! Lou estime que c’est le système scolaire qui doit changer. Il n’y a jamais eu autant de collégiens et de lycéens qui viennent à l’école la boule au ventre.
Chacun s’interroge sur la date de reprise des cours. L’université Rennes 2 ne rouvrira pas la semaine prochaine, après les dégâts causés par l’occupation du campus. La faculté de droit, ainsi qu’une partie du campus Beaulieu sont fermées jusqu’à mardi 13 octobre. Un appel à manifester national est lancé le 13 octobre par les organisations lycéennes, syndicales enseignantes et étudiantes.