Blocus des lycées à Caen : des heurts et intrusions ont eu lieu ce jeudi, du distanciel annoncé pour deux établissements
Du 100 % distanciel, comme au temps du Covid. C’est ce qui attend les élèves des lycées Charles-De-Gaulle et Malherbe pour les prochains jours, jusqu’au mardi 13 octobre 2026 inclus. Dans un communiqué transmis jeudi 8 octobre, jour de nouvelles mobilisations lycéennes, le proviseur de Malherbe, Sébastien Duval-Rocher, affirme que « les événements de ces derniers jours […] et particulièrement ceux que nous venons de vivre devant notre établissement, ne permettent plus de garantir les conditions de sécurité indispensables à l’accueil de nos élèves, de nos étudiants et de nos personnels ».
« Nouvel épisode de fortes tensions »
Le chef d’établissement rappelle que « les lycéens sont déjà en enseignement à distance » et ajoute : « Nous venons de connaître un nouvel épisode de fortes tensions à l’entrée du lycée (ce jeudi), entre un groupe de manifestants et les forces mobiles de gendarmerie, avec un risque réel d’intrusion dans l’établissement. Nous avons dû demander aux étudiants présents de se mettre à l’abri, consigne qui n’a malheureusement pas été respectée par tous. »
C’est pour cela que la décision du distanciel total a été prise, et qu’elle concerne maintenant aussi les étudiants de classes préparatoires et de CPES (Cycle pluridisciplinaire d’études supérieures). Les élèves devront avoir quitté le lycée au plus tard vendredi matin et « la réunion de concertation prévue (ce vendredi) avec les délégués de classe et une délégation des lycéens mobilisés est également annulée pour des raisons de sécurité ».
Des heurts aussi à Allende, De Gaulle, Laplace…
En début de soirée ce jeudi, le lycée Charles-de-Gaulle a expliqué suivre exactement la même mesure d’enseignement distanciel jusqu’au 13 octobre.
Pour rappel, en tout début de matinée ce jeudi, des heurts importants ont eu lieu devant les lycées Victor-Hugo et Laplace. Dans ce dernier, le bâtiment d’accueil a été saccagé et un logement de fonction attenant a également été dégradé.
À la mi-journée, toujours jeudi, au lycée Allende, à Hérouville, « une trentaine de personnes cagoulées ont commis des dégâts à l’accueil et à l’infirmerie de l’établissement », rapportent également nos confrères d’ICI Normandie.