Blocus : des élèves ont aussi des revendications dans ce nouveau lycée de Loire-Atlantique
Ils étaient une cinquantaine d’élèves réunis lundi dernier devant le lycée de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, qui a ouvert ses portes le mois dernier. Alors que les enseignants étaient appelés à faire grève mardi, les lycéens ont souhaité faire entendre leurs propres revendications et témoigner des difficultés rencontrées depuis la rentrée.
Un nouveau lycée encore en chantier
En solidarité avec le mouvement qui mobilise actuellement le pays, les élèves de seconde ont brandi des pancartes devant l’établissement. Mais contrairement aux lycéens mobilisés pour dénoncer la vétusté de certains établissements, leurs revendications portent principalement sur leurs conditions de travail, dans un lycée encore en chantier, qui a ouvert le mois dernier. Au troisième étage, il y a beaucoup de bruit à cause des travaux, témoigne une élève. Certains murs ne sont même pas peints, ajoute une autre. Les élèves pointent également des équipements qui ne fonctionnent pas, notamment les enceintes et les projecteurs. Conséquence, selon eux, l’équipe pédagogique doit parfois apporter son propre matériel. Certaines lumières s’éteignent toutes seules.
Autre difficulté évoquée : le manque de professeurs. Ils déplorent également la chaleur dans certaines salles, notamment dans les classes de 36 élèves.
« Les casseurs décrédibilisent le blocus »
L’aménagement des espaces fait aussi partie de leurs préoccupations. Dans une cour qu’ils jugent toujours vide, ils regrettent notamment l’absence de bancs au niveau de la passerelle.
Les conditions de restauration et l’organisation de la pause méridienne sont également critiquées. Avec seulement vingt minutes pour déjeuner, les élèves remettent en question l’organisation de l’accompagnement personnalisé, programmé sur le temps du midi.
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Transports
Enfin, les transports constituent une autre source de mécontentement. Matis, par exemple, qui termine les cours à 17 h, n’arrive qu’à 18 h 30 à Saint-Hilaire-de-Chaléons. Si le dialogue avec les enseignants autour de la situation n’est pas encore véritablement instauré, les lycéens tiennent toutefois à se démarquer des débordements. Ils ne cautionnent pas les casseurs qui décrédibilisent le blocus, insistent-ils.