Blocage des lycées : heures de cours, manque de professeurs… face aux demandes des lycéens, le rectorat breton répond
En Bretagne, comme partout en France, les lycéens dénoncent des professeurs non remplacés, des emplois du temps trop chargés ou encore des bâtiments en mauvais état. Ils réclament davantage de moyens pour l’Éducation nationale. Qu’en est-il réellement ? Éléments de réponses avec le rectorat et la Région.
Face au manque de professeurs, 2 512 remplaçants mobilisés
Tout au long de l’année, les services académiques mobilisent des remplaçants pour couvrir les besoins liés à des départs définitifs (retraite, congé de longue durée). Au 2 octobre, 97 % des besoins en ETP (équivalent temps plein, ndlr) étaient pourvus, précise le Rectorat.
Concernant les absences de plus de quinze jours, à cette même date, le remplacement est garanti dans 81 % des cas.
Pour les absences plus courtes, c’est à la charge de chaque établissement de trouver une solution, l’académie n’envoie pas de remplaçant officiel. Au 15 septembre, la Région compte 1 212 titulaires sur zone de remplacement (TZR) et 1 300 enseignants contractuels (2 512 au total). Parmi les disciplines où figurent le plus de postes vacants : l’anglais, l’espagnol, l’EPS, l’éducation musicale et certaines disciplines professionnelles.
Quid des élèves bretons sans professeur lors des années d’examens ? Il peut arriver que des élèves connaissent, lors d’une année d’examens, une absence d’enseignant difficile à pourvoir en raison du profil recherché ou de sa localisation, reconnaît le rectorat. Ces situations font systématiquement l’objet d’un traitement prioritaire par les services académiques.
Le rythme scolaire : entre 26 heures et 29 heures de cours obligatoires
Au sujet du rythme scolaire, les élèves de voies générales et technologiques ont entre 26 h 30 et 29 heures de cours obligatoires hebdomadaires, hors options facultatives et accompagnement personnalisé.
En Bretagne, de nombreux élèves de la voie générale choisissent des options supplémentaires pour développer leur connaissance et compétence, poursuit le Rectorat. Ce qui augmente, de fait, le nombre d’heures de cours.
Classes surchargées : des cas « rares » en Bretagne
Quant aux classes surchargées, l’une des principales revendications du lycée Bréquigny de Rennes, le rectorat assure que le seuil est fixé à 35 élèves en filière générale et technologique.
En Bretagne, les classes de voie générale comptant plus de 35 élèves sont rares (1 % des classes de l’académie), détaille-t-il. Ces effectifs concernent les enseignements de tronc commun.
Pour les bâtiments, qui relèvent de la compétence de la Région, la vice-présidente Isabelle Pellerin, en charge des lycées, indique qu’entre 2016 et 2025 la collectivité a investi 1,13 milliard d’euros dans le cadre de son précédent Schéma directeur Immobilier (SDI).
Pour les trois prochaines années, de 2026 à 2028, le plan d’action prévoit 110 millions d’euros par an, soit 330 sur trois ans. Le coût des dégradations lié au mouvement va alourdir la facture. Il est estimé entre 600 000 et 700 000 euros. Une plainte sera systématiquement déposée pour les sites concernés, promet la vice-présidente.