Revue de presse

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À Nantes, un nouveau mouvement de grève dans le périscolaire, des perturbations attendues dans les écoles ce vendredi

Ouest-France · 15/10/2026 · ← revue

C’est la troisième fois depuis la rentrée qu’ils se mobilisent. Des animateurs périscolaires nantais étaient en grève le 17 septembre, puis se sont réunis le 1er octobre devant la mairie pour interpeller les élus. Un nouvel appel à cesser le travail, ce vendredi 16 octobre 2026, a été lancé au niveau national aux salariés de l’association Léo-Lagrange, qui gère le périscolaire à Nantes (Loire-Atlantique).

Soutenus par plusieurs syndicats, les animateurs périscolaires dénoncent une décision de leur employeur de geler pendant trois ans le plan d’épargne entreprise ou, pour les salariés qui n’y ont pas souscrit, une prime annuelle qui le compensait. Cette prime de 200 € arrivait en décembre et, pour certains animateurs, c’était un coup de pouce afin de payer le loyer, souligne une directrice d’accueil périscolaire mobilisée.

Près de la moitié des accueils fermés vendredi midi

Ce sujet de mécontentement vient s’ajouter à d’autres revendications, sur les conditions de travail et la demande de reconnaissance du métier, que les animateurs souhaitent voir professionnalisé. On confie des enfants à des personnels qui ne sont pas suffisamment accompagnés parce que les directrices et directeurs des accueils sont débordés, poursuit cette professionnelle. Les salariés de Léo-Lagrange demandent l’augmentation des contrats horaires, leur revalorisation salariale, l’arrêt des recrutements de personnels non-formés sans moyens d’accompagnement ou encore la fermeture ou la limitation des services en cas de sous-effectif.

Dans les 142 écoles nantaises, de fortes perturbations sont à prévoir. Selon la Ville, plus d’un tiers des accueils périscolaires seront fermés le matin, près de la moitié seront fermés le midi. Et près de 60 % seront fermés le soir, à partir de 16 h 30. Un échange a eu lieu, ce jeudi 15 octobre, entre élus de la Ville, représentants des salariés et membres de la direction. Les élus estiment que le dialogue a été constructif. Selon un représentant du syndicat Sud, il y a une écoute, mais rien de concret pour l’instant.