Revue de presse

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À Marie-Marvingt, un nouveau principal, mais toujours les avions et pas de nouveau collège en vue

Ouest-France · 17/09/2026 · ← revue

La baisse démographique qui touche toute la France épargne, pour le moment, le collège public Marie-Marvingt, situé dans le quartier de la Neustrie, à Bouguenais. Avec 740 élèves cette année, ses effectifs sont en légère hausse. Nous accueillons davantage de 6e, dont certains qui arrivent du privé, constate David Landry, tout nouveau principal. Cela est peut-être lié à des arbitrages financiers de la part des familles. Une cinquantaine d’enseignants assurent les cours en cette nouvelle rentrée et, bonne nouvelle, tous les postes sont désormais pourvus », se réjouit le principal. David Landry, 56 ans, arrive du lycée professionnel Albert-Chassagne, à Paimbœuf. Avant cela, il a été à la tête d’un collège à Missillac. Il a commencé sa carrière en tant qu’enseignant d’histoire-géographie, en région parisienne, d’où il est originaire. C’est la première fois que je prends la tête d’un aussi gros établissement, en milieu urbain, indique-t-il. Je craignais un certain anonymat lié à la taille du collège mais c’est tout le contraire. Il y a une attention soutenue à chaque individu. Et puis, c’est la première fois de ma carrière où je peux penser à des sorties scolaires sans les associer à un car, grâce aux transports en commun ! Parmi les priorités du nouveau principal, le fait de faire rayonner les différents dispositifs (Ulis, Segpa ou monde) au sein même de l’établissement, en incluant au maximum les enfants d’Ulis dans leurs classes de référence, notamment. Je suis très attaché à la dimension inclusive », résume-t-il. Le dispositif Erasmus, avec l’Italie et l’Allemagne, sera également reconduit.

Le déplacement n’est pas pour demain

L’arrivée du nouveau chef d’établissement intervient dans un contexte incertain. Car le collège se trouve à proximité de la piste d’aéroport et est survolé, à basse altitude, par de nombreux avions. Le Département s’est dit prêt à déplacer le collège sur un autre site, en accord avec la volonté de la communauté éducative, mais le lieu choisi – l’ancien stade de Beauvoir – suscite une vive opposition de la maire Sandra Impériale (Les Républicains), qui défend une reconstruction sur site. L’État devait prendre en charge une partie du coût de cette opération, dans le cadre des compensations liées à l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes. Mais avant de se prononcer sur un montant, l’État dit attendre que la Ville et le Département se mettent d’accord sur un terrain. L’État viendra en cofinancement, mais il faut que les collectivités nous présentent un projet », affirme le préfet, Laurent Hottiaux.

Rafraîchisseurs d’air

Conséquence de ce statu quo qui dure depuis sept ans et qui pourrait bien s’étirer encore : l’établissement n’a bénéficié récemment que de maigres investissements (revêtements muraux, sanitaires, ventilation…) et souffre d’un manque d’espace. Conçu pour 600 élèves, il s’adapte à la surpopulation avec des classes installées dans des modulaires, mais la cour et le préau peinent à accueillir tout le monde. En juin, la canicule avait chauffé les corps, mais aussi les esprits, car la coque enveloppant le bâtiment (pour limiter la gêne sonore des avions) avait rendu les salles de classe irrespirables. L’établissement avait même dû fermer ses portes pendant plusieurs jours, fin mai et fin juin. Le Département est venu à la rentrée et réfléchit à la pose de ventilateurs aux plafonds. Il est également prévu d’équiper le collège avec dix rafraîchisseurs d’air, grâce à un financement d’EDF.