Un voyage dans le passé de Cesson-Sévigné à travers d' ...
L’association Cesson mémoire et patrimoine présente « Bons Baisers de Cesson-Sévigné », du 10 juillet au 7 août 2026, une exposition de plus de 120 cartes postales anciennes, à la galerie Pictura. Rencontre avec Yvonne de la Tour, présidente de Cesson mémoire et patrimoine. Pourquoi ce nom « Bons Baisers de Cesson-Sévigné » ? Le thème de l’exposition fait écho à celui du Pont des Arts de cette année, consacré à l’écriture. Les cartes postales s’y prêtaient donc naturellement. Avec cette exposition, nous voulons montrer le Cesson (Ille-et-Vilaine) d’hier, car beaucoup d’habitants, y compris les nouveaux arrivants, sont curieux de découvrir à quoi ressemblait la commune autrefois. En quoi les cartes postales constituent-elles un témoignage du passé ? Les cartes permettent de retracer l’évolution d’un lieu au travers des époques, notamment à travers les églises, les commerces, la Vilaine, les manoirs, les fêtes ou encore les transports. À l’âge d’or de la carte postale, entre le début du XXe siècle et les années 1925-1930, ce petit carton illustré était un véritable moyen de communication du quotidien. À une époque, où la presse ne relayait pas encore l’information locale, avec la rapidité d’aujourd’hui et où le téléphone restait réservé à une minorité. La carte postale permettait de donner des nouvelles, d’informer ou simplement de rassurer ses proches. C’est cette période, qui a marqué l’histoire de Cesson-Sévigné, comme celle de nombreuses communes françaises, que l’exposition invite à redécouvrir à travers plus de 120 cartes anciennes. Que va découvrir le public ? Les cartes postales, agrandies, ont été sélectionnées parmi près de 200 documents issus de quatre collections : celles de l’association, mais aussi les collections privées d’Hélène Besnard, de Paulette Demay, qui en ont fait don à l’association, et de Joseph Pellerin. Les cartes couvrent une période allant d’environ 1895 à 1960, avec une forte représentation des années 1900. Des bâches expliquent également l’histoire de la carte postale et des éditeurs bretons. Une collection d’appareils photographiques anciens et de plaques photographiques utilisés pour la réalisation des prises de vues et des tirages, appartenant à Pierre Jacquemard, commissaire de l’exposition, complète le parcours. Un livret de 64 pages, reprenant une centaine de cartes postales, sera également proposé à la vente, au prix de 8 €. Les membres de l’association se relaieront pour accueillir les visiteurs les mardis, mercredis et vendredis, de 15 h à 18 h, avec toujours au moins deux membres présents pour échanger avec le public. Exposition du 10 juillet jusqu’au 7 août 2026, à la galerie Pictura du Pont des arts. Entrée libre.