Revue de presse

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Un spectacle hybride entre théâtre et danse pour raconter l’accouchement, à Cesson-Sévigné

Ouest-France · 04/11/2026 · ← revue

À travers un spectacle atypique, baptisé « L’accouchée », Laure Catherin et Christophe Grégoire reviendront sur l’expérience et l’intimité d’une femme pendant son accouchement. Metteurs et scène et comédiens, ils détaillent cette expérience qui s’annonce proche du public et atypique, prévue à l’auditorium du Pont des arts, jeudi 12 novembre 2026.

Que raconte « L’accouchée » ?

Laure Catherin : Le spectacle est basé sur le récit du même nom, écrit par la poétesse Florence Pazzottu, et se nourrit de témoignages de parturientes (femmes sur le point d’accoucher) et de soignants.

Il nous plonge dans l’esprit de Sarah, au moment de la naissance de son deuxième enfant, depuis son arrivée à la maternité jusqu’à sortie du bébé. Nous proposons une expérience immersive, sensible et rythmique, au plus près de ce qu’elle traverse dans son corps et dans ses pensées.

Quelle portée donnez-vous à ce récit ?

Christophe Grégoire : Ce n’est pas une pièce à thèse. Le texte part d’une expérience singulière mais il ouvre sur des questions qui nous concernent tous : le rapport au médical, au savoir et à l’inconnu. Il m’a bouleversé, même en tant qu’homme, car je n’ai pas mis au monde, mais j’ai été mis au monde. Nous souhaitons raconter un moment rarement représenté ainsi au théâtre, sans imposer une interprétation unique de l’accouchement.

L.C : Le texte s’appuie sur un matériau autobiographique, transformé par l’autrice en œuvre littéraire. Nous avons également recueilli des témoignages extérieurs. Chaque accouchement est différent mais certaines questions touchent à l’universel.

Comment traduisez-vous ces sensations sur scène ?

C.G : Nous mêlons théâtre et danse en travaillant le temps, le son, la lumière, les corps et la matière. La danseuse traduit certaines sensations par son rapport à l’espace et au mouvement.

L.C : La scénographie et la recherche plastique occupent une place importante. L’auditorium du Pont des arts permet une proximité intéressante avec le public, essentielle pour cette plongée dans le flux de pensée de Sarah.

Que proposeront les ateliers associés au spectacle ?

C.G : Grâce à trois séances, nous travaillerons l’écriture puis la traduction théâtrale des sensations, avant de faire aboutir les textes produits. L’objectif est de faire découvrir le parcours artistique que nous avons nous-mêmes traversé.

L.C : Les ateliers s’adressent à toutes les personnes curieuses, dans un esprit ludique et bienveillant. La thématique de l’accouchement ne doit pas dissuader les hommes : chacun peut trouver sa place.

Jeudi 12 novembre 2026, à 20 h, dans l’auditorium du Pont des arts. Ateliers sur inscription au 02 99 83 52 20.