Secret de famille, musique et nature au cœur du roman rennais, « La pianiste »
C’est une histoire qui me trottait dans la tête depuis longtemps », raconte l’autrice Isabelle Amonou, salariée chez Orange. Tout est né lors d’un concert de l’orchestre national de Bretagne, qui donnait le concerto pour la main gauche de Ravel. J’ai été fascinée par cette pianiste handicapée, qui a posé sa main droite sur sa cuisse et a joué de sa main gauche. Une prouesse qui défie le sens commun. Jeanne, l’héroïne de son nouveau roman « La pianiste », concertiste, a une passion pour la musique transmise par sa mère, mystérieusement disparue quand elle était enfant. Mais un jour, lors d’un accident de voiture avec son mari, avec qui elle se dispute, Jeanne, gravement blessée, perd son bras droit. Sa vie bascule, alors qu’elle était déjà perturbée par le décès de son père, qui lui a tenu des propos incohérents avant de mourir, et par une tournée mouvementée. Jeanne décide de quitter Paris, s’éloigne de son mari et de son agent pour trouver refuge dans le Finistère, dans la maison de famille en face de l’île de Batz pour se laisser couler ».
La famille, la nature et la musique
« La pianiste » est l’histoire d’un secret de famille et d’une reconstruction. Le portrait d’une femme qui va prendre son destin en main. Dans son roman, non dénué de suspens, qui se déroule dans les années 1980, la petite histoire se mêle à la grande. Isabelle Amonou, comme dans son premier roman remarqué « L’enfant rivière », y déroule ses thèmes de prédilection : la famille, la nature et la musique. Pour écrire, l’autrice a fait des recherches historiques, voyagé à Berlin, découvert l’histoire incroyable du pianiste autrichien Paul Wittgenstein, qui a perdu le bras droit au cours de la Première Guerre mondiale. « La pianiste » est son second roman. « La pianiste », d’Isabelle Amonou, éditions Dalva, 430 pages, 23 €. Sortie le 20 août 2026.