Revue de presse

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"Les commentaires à la con, ça commence à suffire" : la cheffe d'orchestre de ce bagad ciblée par des propos sexistes

actu.fr · 18/08/2026 · ← revue

« Des propos dégradants, misogynes et surtout cons. » Voilà comment Magali Jamault, penn sonerez du bagad de Cesson-Sévigné, décrit les remarques qu’elle a reçues de la part d’un musicien d’un autre bagad du Morbihan, indique à actu Rennes la cheffe d’orchestre, confirmant Ouest-France. Des propos qu’elle n’a pas manqué de dénoncer sur son compte Facebook, le 12 août dernier.

Des propos déplacés et sexistes

Tout part de deux posts Facebook rédigés par un membre d’un autre bagad breton. L’homme y parle de « la déesse des vanilles fraises (N.D.L.R. : le bagad se nomme Vanille Freizh) », et critique sa façon « de diriger le bagad ». Des propos que la rédaction d’actu Rennes a pu vérifier. « Même s’il ne me nomme pas, je sais qu’il parle de moi », explique Magali Jamault, cheffe d’orchestre du groupe depuis 20 ans. Les remarques sexistes et misogynes vont bon train, évoquant « son déhanché » et lui décernant même… « le prix qui roule du cul quand je dirige. Ça sert à rien mais c’est joli. »

« On ne se connaît pas »

Ces messages, Magali Jamault n’en prend pas connaissance avant que des proches ne les lui partagent. « Heureusement que l’on m’a envoyé les captures d’écran, car il avait supprimé ses posts », grince la musicienne. Après en avoir discuté avec l’association de bagad, la jeune femme prend donc le temps d’écrire un long message sur le réseau social. « Je lui ai simplement dit que c’était osé de faire ça, sachant que l’on ne se connaît pas. J’ai simplement dû le croiser sur des événements ». Heureusement, la cheffe d’orchestre ne le prend pas trop à cœur. « Ça va parce que je suis bien entourée et je suis assez sûre de moi pour savoir comment je dirige le bagad. C’est juste qu’au bout d’un moment, les commentaires à la con, ça commence à suffire ». "Ça ne m'a pas vraiment touché, mais s'il avait dit ça à quelqu'un de plus sensible, ça aurait pu être vraiment plus impactant."

De nombreux messages de soutien

Après cette réponse amère, la jeune femme a été surprise de l’ampleur de cette histoire. « Moi, j’ai simplement voulu le remettre à sa place. Par la suite, j’ai reçu beaucoup de messages de soutien de la part de bagadoù et des messages individuels, c’était vraiment chouette. » Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le conseil d’administration du bagad de Cesson-Sévigné, où exerce Magali, a tenu à « apporter son soutien total face à ces propos intolérables ». "Il n'est plus temps de se cacher, il est grand temps d'agir et de ne plus tolérer ce genre de paroles qui ne peuvent se justifier d'aucune façon." De son côté, Sonerion, la fédération nationale des bagadoù, rappelle que « cette situation sera portée à l’ordre du jour du prochain conseil d’administration, qui examinera les éventuelles suites à lui donner ». Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.