Revue de presse

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« Il est grand temps d’agir » : une membre d’un bagad breton visée par des remarques sexistes et misogynes

Ouest-France · 18/08/2026 · ← revue

Il n’est plus temps de se cacher, il est grand temps d’agir et de ne plus tolérer ce genre de paroles », prévient le conseil d’administration du bagad Cesson-Sévigné, près de Rennes (Ille-et-Vilaine). Tremblement dans le monde - toujours très masculin - des bagads. Début août 2026, une de leurs musiciennes a été la cible de remarques sexistes et misogynes écrites sur le compte personnel d’un membre d’un autre bagad, Sonerion, dans le Morbihan. Le mercredi 12 août, elle a répondu et s’est adressée à l’auteur des propos à travers une longue publication, provoquant la réaction de nombreux bagadoù qui ont pris sa défense. Le bagad Cesson-Sévigné assure que les propos à son encontre ne peuvent se justifier d’aucune façon ». Il ajoute qu’aucune forme de discrimination et d’insultes ne saurait être tolérée ». Elle est décrite par le collectif comme une musicienne et directrice artistique dont la compétence est reconnue par tous les musiciens travaillant et ayant travaillé avec elle, inspirant femmes et hommes de tous âges .

Le bagad Sonerion a pris la parole

Le bagad Krevrenn Alre, à Auray, a également réagi, en expliquant que la victime a subi des attaques personnelles sur les réseaux sociaux après la deuxième manche du concours de première catégorie de Lorient ». Son conseil d’administration assure être aux côtés de toutes les personnes qui osent enfin prendre la parole sur ces comportements ignobles ». Du côté de la confédération Sonerion, dont l’auteur des remarques sexistes est membre de la fédération du Morbihan, le collectif précise avoir pris contact avec la personne ayant subi ces propos ». Sonerion rappelle également que les échanges entre les membres de son réseau doivent, en toutes circonstances, respecter les personnes, la diversité, et ne peuvent laisser place à des propos sexistes, discriminatoires ou dégradants ». La situation sera portée à l’ordre du jour du prochain conseil d’administration, assure la confédération, qui examinera les éventuelles suites à lui donner.