Revue de presse

Copie archivée
📄 Copie archivéeAbonné (cookies session)Reformaté pour la lecture — sans pub ni fioriture.Ouvrir l'original ↗

Cesson-Sévigné. Fred Cavayé dévoile sa vision des Misérables au ciné Le Sévigné

Ouest-France · 19/10/2026 · ← revue

Samedi, Jean-Pierre Houdeau, président du cinéma Le Sévigné, recevait Fred Cavayé, réalisateur du film choral « Les Misérables », tirée du roman éponyme de Victor Hugo. Face au public, Fred Cavayé explique avoir relu ce classique de la littérature française pendant le confinement. Il y a retrouvé ce qu’il appelle le grand art populaire , une œuvre qui appartient à tout le monde, qui peut toucher aussi bien un lecteur passionné de littérature qu’un spectateur venu simplement voir un grand film. À l’époque, en famille, entre amis ou en entreprise, on se cotisait pour s’offrir une édition du livre, qui était chère, et on se la prêtait ensuite. Pour moi, c’est la quintessence de l’offre populaire ».

Un roman aux thématiques dans l’air du temps

Fred Cavayé ne prétend pas devoir actualiser artificiellement Victor Hugo. Il considère que le roman est déjà moderne par ses sujets : les inégalités, la pauvreté, les préjugés, la violence… Le réalisateur s’intéresse au personnage de Jean Valjean, à ses origines et à son enfance marquée par la précarité. Habituellement, l’inspecteur de police Javert est perçu comme l’incarnation froide de la loi, l’homme qui poursuit Valjean parce qu’il refuse de croire à sa transformation. Mais il mérite qu’on lui laisse une chance, parce qu’il est humain.

Fred Cavayé a tenu à saluer le travail considérable des acteurs et actrices, en particulier Camille Cottin et Benjamin Lavernhe, qui ont si bien représenté les Thénardier . Mais aussi les 200 figurants et 400 cascadeurs qui ont notamment participé à la scène des barricades, tournée à Bordeaux, nécessitant cinq caméras et une chorégraphie millimétrée. À la fin, j’avais l’impression d’avoir fait la Coupe du monde ! , s’est-il amusé.