Canoë-Kayak. « Je pensais être plus loin » : Romain Margerie a découvert la N1 et ne renonce pas à l’équipe de France
À froid, une fois sorti de l’eau à Cesson-Sévigné et des championnats de France élite de slalom, Romain Margerie s’en veut encore. Vu la densité, je savais que je devais faire un sans-faute pour espérer entrer en finale. J’aurais aimé y rentrer, relate le kayakiste mayennais de 22 ans.
Mais un raté sur la porte 15 et une pénalité de 50 secondes ont mis fin à ses espoirs. Déjà que lors des qualifications j’ai serré les fesses (il a pris la 30e et dernière place qualificative). Mais une telle erreur ne pardonne pas. Je n’ai même pas eu à jeter un regard vers le juge, je l’ai su directement, poursuit celui qui s’est classé 37e quand seulement douze gagnaient leur ticket pour la finale.
« C’était l’année où jamais pour passer en N1 »
Quasiment à domicile, sur un bassin où il s’entraîne quotidiennement, le kayakiste originaire de La Bazoge-Montpinçon aurait voulu faire mieux. Mais une fois la frustration balayée, le bilan de son année 2026 est loin d’être décevant. Je visais un top 25, et là, je termine 23e de la Coupe de France N1, 13e en U23. Pour ma première à ce niveau, je ne suis pas tellement perdu, alors que je pensais être plus loin, commente le Mayennais.
Des doutes compréhensibles quand on apprend ensuite que le licencié de la JSPA Mayenne a bien failli ranger la pagaie. C’était l’année où jamais pour passer en N1, sinon je me calmais en termes d’entraînement, j’arrêtais quoi. Parce que j’ai mis pas mal d’années à monter en N1, que c’est beaucoup de sacrifices, un budget aussi (environ 6 000 à 7 000 € par saison), ce n’est pas simple. Mais en 2025, j’ai fini troisième de N2, explique l’ancien champion de France cadet en C2 avec Tom Marchand.
Cette saison, il a donc pris plaisir à se frotter aux meilleurs nationaux. Ça challenge ! Se battre pour être parmi les 12 à entrer en finale A sur chaque manche de la Coupe de France, ça donne envie. Pour le moment, je n’ai fait que des finales B. Mais en 2027, l’objectif est de disputer au moins une finale A, avance l’étudiant en école d’ingénieur à Bruz et en alternance à Saint-Malo.
De quoi aussi lui donner des idées pour sa dernière année en U23 : J’aimerais à nouveau participer aux sélections pour accéder à l’équipe de France. La dernière fois remonte à 2022. Mais la compétition est rude. Pour ceux qui comme moi ne sont pas déjà au sein du collectif France, il n’y a que 6 places aux présélections. Puis à l’arrivée, lors des sélections où les six hors quota se retrouvent avec le collectif France, il n’y a que 3 kayakistes retenus pour intégrer l’équipe de France pour la saison. Mais j’ai une chance.
Alors il va ramer fort pour y arriver. S’entraîner dur tout l’hiver, et espérer répondre présent lors de la Coupe de France N1 2027, dès février à Vaires-sur-Marne puis en mars pour un sélectif à Cesson. Sa deuxième maison.