Revue de presse

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À Cesson-Sévigné, une exposition où la peinture invite à la promenade

Ouest-France · 12/09/2026 · ← revue

À travers « Des Chiens et des loups », Kels Coker, Seoyoung Je, Marie Rapinel, Manon Salmon et Lucien Lyon proposent cinq univers picturaux et plastiques singuliers. Au premier abord, réunir ces parcours, sans imposer de thème préalable, représentait un défi. C’est finalement la confrontation directe, sur place, des œuvres qui a guidé les artistes. « Entre chiens et loups », fait référence à cette période de la journée où on a du mal à distinguer les environs . Pour les artistes, il évoque aussi cet espace de flou qui existe dans chacun de nos travaux entre notre espace et la réalité .

Une harmonie trouvée au fil de l’accrochage

Malgré la diversité des pratiques, la peinture constitue le trait d’union du groupe. Mais le véritable liant s’est concrétisé lors du montage. En observant le lieu, les jeunes talents ont imaginé l’accrochage comme une composition d’ensemble. Face au défi de ne pas surcharger les murs, tout a été affaire de rythme et de respirations : C’est comme une partition… On mettait deux travaux à côté, on regardait si ça se répondait, si quelque chose était en train de se produire . Alternant petits et grands formats, toiles verticales et horizontales, le parcours incite le visiteur à bousculer ses propres certitudes.

Matières, souvenirs et expérimentations

Au gré de la déambulation, chaque démarche révèle une recherche matérielle et intime. Kels Coker peint sur les deux côtés de la toile pour profiter du lin brut : Vous pouvez ajouter des textures différentes que vous ne pouvez pas obtenir si vous utilisez un gesso, un enduit préparatoire , apprécie l’artiste. Plus loin, les personnages de Manon Salmon, issus de dessins, se détachent du cadre et deviennent autonomes dans l’espace. Dans la toile « Joyeux anniversaire », conçue à partir de photos de famille, la forme centrale dialogue avec des tissus de récupération : J’utilise des tissus au moment où je sens que la peinture ne me suffit plus. J’arrache, je découpe, je recolle… Pour produire une tension . Loin de revendiquer une notion abstraite du talent, les plasticiens préfèrent souligner l’exigence du geste et de la répétition, avec le souhait d’offrir une promenade sensible où chacun prendra plaisir à regarder de la peinture. Jusqu’au 6 novembre, exposition « Des chiens et des loups », à la galerie Net Plus, 60A, rue de la Rigourdière.