Ce jeune Breton est médaillé des Olympiades internationales d’intelligence artificielle où il représentait la France
Max Deckmyn, jeune Cessonnais (Ille-et-Vilaine), a participé aux Olympiades internationales d’intelligence artificielle, qui ont eu lieu du 2 au 8 août 2026, à Astana (Kazakhstan). Il revient sur cette expérience. Pouvez-vous présenter votre parcours ? Élève en terminale au lycée Sévigné, à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine), j’ai participé aux Olympiades internationales d’intelligence artificielle. Dans un premier temps, je me suis inscrit à des phases de qualification en ligne, auxquelles ont participé près de 300 candidats. Une quinzaine a été retenue et je suis allé à Paris pour effectuer un stage de préparation en avril. Cela a été une grosse semaine de cours avec des professeurs, pour nous dire comment coder et faire des modèles d’intelligence artificielle. Le dernier jour, on avait un cours de six heures pour départager les meilleurs et retenir les quatre candidats qui représenteraient la France : deux de Paris, un de Dijon (Côte-d’Or) et moi, de Bretagne. En quoi consistait l’épreuve internationale ? Du 2 au 8 août 2026, je suis parti à Astana, la capitale du Kazakhstan, avec trois jours d’épreuves d’à peu près six heures. Il fallait résoudre des problèmes d’intelligence artificielle. Il y avait plusieurs catégories, comme le traitement du langage naturel, créer des modèles qui allaient se baser sur du texte, avec aussi pas mal de liens avec la sémantique des mots. Une autre catégorie correspondait au traitement de la vision par ordinateur que des modèles essayent de comprendre à partir d’images, comme par exemple repérer une tumeur dans un cerveau. 400 candidats ont participé dans les différentes catégories, représentant une centaine de pays. J’ai obtenu une médaille de bronze, tandis que les trois autres Français ont remporté des médailles d’argent, selon les catégories. C’était la troisième édition des Olympiades internationales d’intelligence artificielle, après les précédentes éditions en Bulgarie et en Chine. Elles auront lieu à Singapour l’an prochain. Que retenez-vous de cette expérience ? Cela a été une occasion de rencontres en tout genre. L’anglais a vraiment été la langue commune pour tous les échanges. Les moments de détente ont permis de visiter Astana et de voir d’impressionnantes constructions. Lors des cérémonies officielles, le président était présent. J’estime que les compétitions de ce type mériteraient d’être davantage connues et médiatisées. Les Olympiades m’ont permis de développer ma capacité à réfléchir de manière autonome et de prendre du recul, ce qui m’aide beaucoup dans les matières scolaires. Désormais, je vais poursuivre mes études en prépa Physique et sciences de l’ingénieur (PSI) au lycée Louis-le-Grand à Paris, avant de m’orienter vers une école d’ingénieurs ou une École normale supérieure (ENS).