Le préfet de la Sarthe prend de nouvelles mesures pour empêcher les blocages de deux lycées au Mans
La préfecture de la Sarthe durcit le ton, afin d’empêcher les blocages de certains lycées au Mans (Sarthe). Les blocages quotidiens d’établissements scolaires depuis la rentrée du 2 novembre dernier constituent une contrainte physique inacceptable à l’encontre de la communauté éducative, portent une atteinte grave à la continuité du service public de l’éducation et causent un préjudice certain à l’ensemble des lycéens de ces établissements, estiment les services de l’État, dans un communiqué publié en ce début de soirée du jeudi 5 novembre 2026.
Deux lycées du Mans concernés
En conséquence, le préfet Sébastien Jallet prend un nouvel arrêté, qui entrera en vigueur ce vendredi, et ce jusqu’au mardi 10 novembre 2026. Plusieurs mesures d’interdiction sont prises dans un périmètre de 50 m autour des lycées Bellevue et Yourcenar : « toute entrave au libre accès à l’établissement, dont le transport et l’utilisation d’objets destinés à constituer des barricades » ; « tout cortège ou rassemblement n’ayant pas fait l’objet d’une déclaration préalable » ; « le port d’équipements de protection individuelle (casques, masques, lunettes, cagoules, etc.) ». « Le non-respect de ces mesures est passible a minima d’une amende de 135 € », prévient la préfecture, qui entend « garantir le libre accès aux deux lycées concernés ».
Cette décision intervient, alors que des frictions entre les forces de l’ordre et certains élèves et professeurs sont apparues aux abords de ces établissements. Mercredi 4 novembre 2026, une quinzaine d’enseignants du lycée Bellevue se sont réunis devant les grilles, afin de protéger les élèves qui souhaitaient faire entendre leur voix. Une mobilisation en réaction à des tensions survenues la veille, selon ces enseignants.
« La volonté de blocage de l’établissement est génératrice de vives tensions entre les manifestants et les élèves, leurs parents et les personnels désireux de prendre part aux cours », analyse pour sa part la préfecture, dans son arrêté.