Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau pense qu’il « faudra une primaire » à droite et au centre, « sans doute en début d’année », et accentue la pression sur Édouard Philippe

Édouard Philippe « sera contraint à un moment ou un autre de l’accepter », a-t-il appuyé alors que le maire du Havre a assuré dimanche soir sur TF1 que cette primaire n’aurait « pas lieu ». « Ou bien on est départagés par un vote démocratique, ou bien moi j’irai jusqu’au bout », a prévenu Bruno Retailleau, affirmant que cette primaire devrait l’opposer au maire de Cannes David Lisnard et aux « deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron », à savoir Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance).
Un scrutin restreint à quatre candidats
« Il faut des débats où on puisse aller au fond et pour aller au fond, c’est difficile d’être plus de quatre », a-t-il ajouté, excluant une éventuelle participation de Raphaël Glucksmann, le vainqueur de la primaire de la gauche, au motif que « l’on ne va pas faire du en même temps ». Édouard Philippe est à la peine dans les sondages ces dernières semaines, distancé par l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon qui se hisserait au second tour pour affronter Marine Le Pen. Face à ce constat, Gabriel Attal a proposé la semaine dernière une « primaire des démocrates » permettant d’éviter ce duel. Mardi soir, Bruno Retailleau lui a donc emboîté le pas. « Je n’ai jamais pris à la légère cette idée qu’on pourrait avoir un second tour Monsieur Mélenchon Madame Le Pen », a-t-il expliqué, faisant le constat, après avoir « imaginé » que les sondages allaient « départager » les candidats de son couloir politique, que « ce n’est pas parti pour ça ». Mardi soir, trois des quatre principaux candidats de la droite et du centre sont donc d’accord sur le principe d’une primaire : Gabriel Attal, Bruno Retailleau et David Lisnard. Dimanche, Édouard Philippe avait balayé la proposition émise par Gabriel Attal, dénonçant une « primaire de la division » et de « la confusion ». Un refus qui n’a pas fait changer Gabriel Attal d’avis : lundi, le candidat Renaissance a réaffirmé que ce mode de scrutin était « inéluctable ».
Une proposition de débats thématiques
Face aux réticences d’Édouard Philippe, Bruno Retailleau appelle « en attendant » à l’organisation de trois « grands débats ». « Au moins qu’on éclaire les Français, et qu’on organise ces débats pour qu’ils voient nos différences », a poursuivi le candidat LR, qui propose trois rendez-vous consacrés respectivement au pouvoir d’achat, au régalien et à l’écologie.