Grève du 5 novembre : transport, lycées bloqués, cortèges… À quoi s’attendre ce jeudi en Bretagne ?
1 La mobilisation s’annonce massive
« On s’attend à une mobilisation énorme des salariés du privé, je n’ai jamais vu ça. » Wilfried Lemaréchal, secrétaire général de la CFDT 35, ne mâchait pas ses mots à deux jours de la grève du 5 novembre. Son discours annonce la couleur de cette journée : comme lors du 17, du 24 ou du 31 octobre, elle devrait réunir des milliers de personnes dans les rues bretonnes à l’appel d’une large intersyndicale qui veut défendre « les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie ».
2 Plus d’une vingtaine de rassemblements organisés
Brest, Lorient, Rennes, Quimper, mais aussi Carhaix, Pontivy, Ploërmel… Des rassemblements syndicaux sont organisés dans plus d’une vingtaine de communes bretonnes. Des actions ont aussi été répertoriées sur des sites de gilets jaunes.
Dans plusieurs villes, comme à Rennes, Saint-Brieuc ou Brest, les syndicats ont dû batailler ferme avec la préfecture pour faire valider le parcours de la manifestation.
3 Les transports fortement perturbés
Les quatre organisations représentatives de la SNCF (CGT, Unsa ferroviaire, Sud Rail et CFDT) ont appelé à la grève. TER BreizhGo annonce qu’en raison de ce mouvement social, « la circulation des trains sera fortement perturbée le jeudi 5 novembre sur la région Bretagne », et invite les voyageurs à consulter les horaires sur son site internet. À l’échelle nationale, la SNCF annonce que la circulation des trains sera « légèrement perturbée sur les liaisons TGV, et perturbé sur les liaisons Intercités, TER, et sur les trains et RER d’Île-de-France ».
Il y aura aussi des conséquences sur les transports urbains. À Rennes, plusieurs lignes du réseau Star seront déviées pour éviter le centre-ville, tandis que le trafic du réseau QUB sera fortement perturbé à Quimper. Idem à Brest, où des « retards et adaptations sont à prévoir » sur le réseau Bibus et pour les bus IziLo de Lorient.
4 Quid des lycées et des facs ?
Depuis lundi et la reprise des cours après les vacances de la Toussaint, la mobilisation semble s’essouffler dans les lycées bretons. Dans le sillage des syndicats, elle pourrait trouver un regain d’énergie ce jeudi. À Brest, les élèves de la cité scolaire de Kerichen ont par exemple annoncé qu’ils bloqueraient l’accès de « toutes les entrées » dès 7 h. À Rennes, des appels à bloquer les établissements circulent sur les réseaux sociaux tandis qu’à Vannes, la CFDT du Morbihan a appelé les lycéens à se mobiliser : « Ils seront accueillis en tête de cortège, derrière la banderole. »
Les étudiants ne sont pas en reste. À Lorient, les étudiants de l’UBS de Lorient se mobiliseront et ont voté le blocage de la faculté ce jeudi. Le site sera « fermé toute la journée », a précisé l’université. Un appel au « blocage économique » est annoncé dès 7 h à l’université Rennes 2.
5 Privé et public dans le même bateau
Les salariés de plusieurs branches du privé et du public seront mobilisés lors de cette journée. « Ça va être très suivi dans l’éducation, avec beaucoup de classes fermées », assurait Fabienne Portanguen, du syndicat Solidaires 35, mardi. À Brest, 472 agents municipaux se sont déclarés grévistes dans les écoles et les structures de la petite enfance. À Rennes, les 89 écoles publiques seront touchées par la grève et 26 établissements seront fermés. Les agents du secteur hospitalier devraient aussi être nombreux dans les cortèges.