Revue de presse

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Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau relance l’idée d’une primaire à droite et au centre

Ouest-France · 04/11/2026 · ← revue

« Je pense que tel que se dessinent les choses, il faudra une primaire sans doute en début d’année », a affirmé Bruno Retailleau (Les Républicains, LR) sur BFMTV, le mardi 3 novembre 2026. « Si les sondages sont ce qu’ils sont, on n’y coupera pas », a-t-il insisté. Édouard Philippe « sera contraint à un moment ou un autre de l’accepter », a-t-il appuyé alors que le maire du Havre a assuré dimanche soir sur TF1 que cette primaire n’aurait « pas lieu ».

« Ou bien on est départagés par un vote démocratique, ou bien moi j’irai jusqu’au bout », a prévenu Bruno Retailleau, affirmant que cette primaire devrait l’opposer au maire de Cannes David Lisnard et aux « deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron », à savoir Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance).

« Il faut des débats où on puisse aller au fond et pour aller au fond, c’est difficile d’être plus de quatre », a-t-il ajouté, excluant une éventuelle participation de Raphaël Glucksmann, le vainqueur de la primaire de la gauche, au motif que « l’on ne va pas faire du en-même-temps ».

« Je n’ai jamais pris à la légère cette idée qu’on pourrait avoir un second tour Monsieur Mélenchon et Madame Le Pen », a expliqué le parton de LR. Mardi soir, trois des quatre principaux candidats de la droite et du centre sont donc d’accord sur le principe d’une primaire : Gabriel Attal, Bruno Retailleau et David Lisnard.

Appel à débattre

Dimanche, le maire du Havre Edouard Philippe avait balayé la proposition émise par Gabriel Attal, dénonçant une « primaire de la division » et de « la confusion ». Un refus qui n’a pas fait changer Gabriel Attal d’avis : lundi, le candidat Renaissance a réaffirmé que ce mode de scrutin était « inéluctable ».

Face aux réticences d’Édouard Philippe, Bruno Retailleau appelle « en attendant » à l’organisation de trois « grands débats ». « Au moins qu’on éclaire les Français, et qu’on organise ces débats pour qu’ils voient nos différences », a poursuivi le candidat LR, qui propose trois rendez-vous consacrés respectivement au pouvoir d’achat, au régalien et à l’écologie. Parmi les désaccords qui l’opposent aux deux anciens Premier ministre d’Emmanuel Macron, Bruno Retailleau a cité mardi la modification de la Constitution concernant Édouard Philippe, et la construction européenne chez Gabriel Attal, qui veut « des États-Unis d’Europe », un projet fédéraliste que Bruno Retailleau juge « pas réaliste ».

Le sénateur LR n’a en revanche pas cité de divergence majeure qui l’opposerait au maire de Cannes, David Lisnard, personnalité dont il a affirmé être « plus proche ». Compliment que le candidat « Nouvelle Energie » lui avait également adressé un peu plus tôt sur BFMTV.