Présidentielle 2027 : plus que jamais assuré d’être au second tour, Jean-Luc Mélenchon creuse encore l’écart avec Édouard Philippe, selon un sondage

Présidentielle 2027 : plus que jamais assuré d’être au second tour, Mélenchon creuse encore l’écart avec Philippe, selon un sondage SONDAGE - Testé seul ou en concurrence avec le maire du Havre, Gabriel Attal ne dépasse pas la barre symbolique des 10%, révèle une étude Ifop pour LCI publiée mardi soir.
Jamais, depuis sa déclaration de candidature début mai, Jean-Luc Mélenchon n’avait paru aussi proche de se qualifier au second tour de la présidentielle. À l’approche de son grand meeting au Bourget (Seine-Saint-Denis), où il présentera samedi son programme, le leader insoumis paraît imperméable aux accusations d’ambiguïté, voire de complaisance, à l’égard des violences survenues en marge des mobilisations contre la vie chère, notamment celle du 17 octobre. C’est l’une des leçons du nouveau sondage Ifop publié mardi soir par LCI, qui passe au crible plusieurs configurations de premier tour. Fort d’une dynamique quasi continue depuis le printemps, le quadruple prétendant LFI à l’Élysée atteint 17,5% d’intentions de vote dans trois scénarios sur quatre. Gagnant un point dans celui mesuré il y a deux semaines par l’institut, avec Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio. De quoi permettre à l’ex-député de Marseille, donné jusqu’à 18% si Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Retailleau et David Lisnard sont en lice, de creuser l’écart - inédit - avec le patron d’Horizons, stable à 15% dans l’hypothèse comparable. » LIRE AUSSI - Présidentielle 2027 : préoccupés par le niveau de la dette, les Français font d’abord confiance à Marine Le Pen pour la réduire Certes, le Normand stoppe sa chute après une lourde dégringolade de six points entre fin septembre et mi-octobre, alors que, face à l’accumulation des crises, le bloc central n’a pas le vent en poupe, à la différence du RN et de LFI. Mieux, son niveau garde à distance son rival direct, Gabriel Attal, jaugé de 5 à 9%, et conforte l’ex-juppéiste, partisan d’un départage sondagier en février, dans son refus de la «primaire des démocrates» proposée par son cadet. Mais ce répit est en partie illusoire : dans la configuration éclatée, l’ex-premier ministre ne recueille que 9,5%, juste derrière Raphaël Glucksmann, qui complète le podium. De son côté, l’élan s’essouffle. Moins d’un mois après son large succès à la primaire sociale-démocrate, l’eurodéputé décroche : à 10%-13%, ce champion de la gauche modérée perd 2,5 points à offre électorale identique. Comme si l’effet primaire retombait déjà, au profit peut-être de Jean-Luc Mélenchon, de l’écologiste Marine Tondelier, créditée de 3 à 3,5%, ou de la trotskiste Nathalie Arthaud, oscillant de 0,5 à 1%, tous les trois en légère hausse. À l’inverse, le communiste Fabien Roussel perd des plumes dans le scénario de référence (-1), et se situe à 1,5-2%.
Marine Le Pen jusqu’à 37%
Du côté du camp nationaliste, la candidate RN, Marine Le Pen, fait toujours la course en tête, avec 35 à 37% des intentions de vote, se payant le luxe de gagner encore un point à casting inchangé, après la progression enregistrée au lendemain du 17 octobre. Très loin derrière, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) pèse 1,5 à 2%, et Éric Zemmour (Reconquête) 4 à 4,5%. Enfin, à droite, les tendances se confirment, et pas dans le bon sens pour l’homme chargé de porter les couleurs des Républicains, Bruno Retailleau. Dès qu’il est testé, son principal concurrent, le maire ex-LR de Cannes, David Lisnard, le devance, surfant sur l’ébullition autour de sa campagne : 7% contre 4% lorsque Édouard Philippe et Gabriel Attal sont candidats - au point de doubler le patron de Renaissance (5%) - et 7,5% contre 5% en l’absence du maire du Havre. Plus inquiétant encore pour le Vendéen : sans rival à droite, l’édile cannois grimpe à 9%, quand lui plafonne à 7% (-0,5) dans le même cas de figure.