« Le bilan est cataclysmique » : Bruno Retailleau se dit « persuad頻 qu’il battrait Édouard Philippe en cas de primaire - Le Parisien

Est-ce là un excès de confiance ? Alors que plusieurs voix à droite et au centre appellent à une primaire pour désigner un candidat unique, le candidat des Républicains Bruno Retailleau estime qu’il battrait Édouard Philippe (Horizons), le favori des sondages pour cette partie de l’échiquier politique. « Les anciens Premiers ministre d’Emmanuel Macron sont comptables et sont coresponsables du bilan », a-t-il taclé ce mardi matin sur RCF Notre Dame. Avant de poursuivre : « le bilan d’Emmanuel Macron, tous les Français pensent qu’il est cataclysmique ». « Si demain il y avait une primaire, je suis persuadé que je le battrai », a encore déclare l’ancien ministre de l’Intérieur d’Emmanuel Macron. Malgré tout, si primaire il devait y avoir, Bruno Retailleau soutiendrait le gagnant, « la règle pour tout le monde ». Selon notre enquête Ipsos-BVA-Cési École d’ingénieurs publiée ce samedi, Bruno Retailleau oscille entre 5,5 et 8 % en fonction du scénario quand le maire du Havre (Seine-Maritime) est crédité entre 13 et 15 %.
Bruno Retailleau veut une union avec David Lisnard
Interrogé sur une éventuelle alliance avec David Lisnard (Nouvelle Énergie) - le maire de Cannes est donné à 6,5 % dans notre sondage contre 5,5 % pour le président des Républicains dans le cas où ils seraient tous deux candidats - Bruno Retailleau a jugé « inévitable » une coalition entre les deux. « Je pense qu’il faudra absolument qu’on puisse se retrouver. Je crois que pour l’instant, rien n’a commencé », a-t-il poursuivi. Selon lui, les électeurs « ne sont absolument pas » dans l’élection présidentielle, « qui va nous réserver des surprises ». Faut-il donc une primaire entre les deux hommes ? « Entre lui et moi ça n’a pas de sens. Une primaire ne peut avoir de sens que si par exemple Édouard Philippe y participe », a poursuivi Bruno Retailleau sans citer d’autres potentiels participants. Édouard Philippe appelle depuis plusieurs semaines au rassemblement de la droite et du centre avant l’élection présidentielle. Mi-octobre, Bruno Retailleau avait de nouveau rejeté la main tendue par l’ancien Premier ministre qui l’appelait en substance à se ranger derrière lui. Le sénateur de la Vendée préférait un « débat public devant les Français pour confronter nos convictions et nos projets ». « C’est ainsi que nous ferons vivre le débat démocratique », avait-il poursuivi.