Blocages des lycées : l’interpellation d’une infirmière scolaire à Montpellier provoque l’indignation de l’opposition
Le retour des vacances ne s’est pas fait dans le calme, ce lundi 2 novembre 2026, à Montpellier (Hérault). Une infirmière scolaire de 53 ans a été placée en garde à vue, après avoir été interpellée violemment.
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Un bouclier humain pour protéger les lycéens
Des membres des forces de l’ordre, présents au lycée Jean-Monnet, ont réalisé une charge alors que des élèves avaient barricadé le portail d’accès à l’établissement en début de matinée, continuant la protestation commencée en septembre.
Des professeurs et des personnels se sont alors interposés, a déclaré une lycéenne au média local Midi Libre. « Ils ont formé une sorte de bouclier humain devant les lycéens pour les protéger », a-t-elle raconté. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent une femme crier quelque chose vers les forces de l’ordre. Elle est ensuite jetée par terre par un policier, sous les protestations des lycéens, puis plaquée face contre le sol et menottée.
Selon la police, qui a confirmé qu’il s’agissait de l’infirmière scolaire du lycée, la femme de 53 ans a « outragé les policiers » et s’est « rebellée auprès d’eux », indique l’AFP. Elle a été placée en garde à vue.
« Votre répression ne fera pas taire les revendications »
Cette interpellation musclée a soulevé l’indignation de plusieurs élus. Le député insoumis de l’Hérault Sylvain Carrière a dénoncé sur X un « scandale ». « Votre répression ne fera pas taire les revendications », a-t-il écrit à destination de la préfecture et du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
La vidéo a aussi été repartagée par la députée LFI et conseillère municipale et métropolitaine d’opposition Nathalie Oziol sur X.
De son côté, la préfète de l’Hérault parle d’une « intervention justifiée ». « La liberté de manifester ne comprend pas celle de bloquer, et encore moins celle de s’en prendre directement aux forces de l’ordre qui sont engagées pour faire respecter la loi », a-t-elle déclaré sur X.
La préfète a précisé que « cette personne n’intervenait pas en tant qu’infirmière scolaire mais en tant que participante à un attroupement sur la voie publique ».