CARTE. Bretagne, Normandie, Grand Est... Voici les 200 lycées de France « à rénover en priorité »
Le ministère de l’Éducation nationale « va cibler en priorité la rénovation et la réparation de 200 lycées » signalés comme vétustes ou insalubres par les lycéens. Le gouvernement s’est appuyé sur la concertation lycéenne du mois d’octobre, via la plateforme Agora, pour établir ce classement qui ne concerne que les lycées publics. « Les lycées privés sous contrat, dont le bâti relève de leurs organismes gestionnaires et non des régions, sont exclus de l’analyse », précise les services du Premier ministre.
Des signalements ont été enregistrés concernant 2 162 lycées publics (sur un total de 2 301 établissements) concernant des problèmes de vétusté générale, de sanitaires dégradés, de chauffage (en hiver) ou d’isolation thermique (en été), d’état du mobilier scolaire, des espaces de vie (cantines, CDI…), des équipements sportifs et des vestiaires. Les 200 établissements faisant l’objet du plus grand nombre de signalements, toutes catégories confondues, seront considérés comme « prioritaires » soit pour des « rénovations lourdes là où dominent vétusté et sanitaires » ; soit pour des « adaptations thermiques (protections solaires, ventilation, végétalisation) là où domine la chaleur » (essentiellement dans le sud du pays).
Huit lycées bretons, six ligériens et sept normands
Les 10 lycées signalés le plus grand nombre de fois se trouvent en Île-de-France (deux établissements en Seine-et-Marne, le lycée Charles de Gaulle de Longperrier et le Campus scolaire de Coulommiers) ; dans le Grand Est (Lycée Hélène-Boucher à Thionville et Lycée Édouard-Herriot à Sainte-Savine) ; en Occitanie (deux établissements dans le Gard, Gaston Darboux à Nîmes, Jean-Baptiste Dumas à Alès, plus le lycée Aristide-Maillol à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales) ; Centre-Val-de-Loire (Lycée Rémi-Belleau à Nogent-le-Rotrou) ; Auvergne-Rhône-Alpes (Lycée André-Argouges à Grenoble) et Corse (Lycée Paul-Vincensini à Bastia).
Dans l’Ouest, huit lycées bretons (Jacques Cartier à Saint-Malo, Henri Avril à Lamballe-Armor, Chaptal à Saint-Brieuc, Charles de Gaulle à Vannes, Bel Air à Tinténiac, Chateaubriand et Jean Macé à Rennes, Beaumont à Redon) figurent parmi les 200 établissements prioritaires ; six en Pays de la Loire (François Rabelais à Fontenay-le-Comte, Jean Monnet aux Herbiers, Montesquieu et Bellevue au Mans, Duplessis-Mornay à Saumur, Gaspard Monge-la-Chauvinière à Nantes) ; sept en Normandie (Jean Rostand, Augustin Fresnel et Charles de Gaulle à Caen, Jacques Prévert à Pont-Audemer, Léopold Sédar Senghor à Évreux, le Golf à Dieppe, André Maurois à Elbeuf).
La vétusté des locaux, sujet particulièrement signalé en Bretagne
« Traiter ces 200 lycées, c’est répondre à plus d’un signalement sur trois tout de suite, là où se concentrent les problèmes », les 200 établissements (8,7 % du parc public total) concentrant 39 % des signalements. La vétusté générale est le problème le plus fréquemment mis en avant par les lycéens. « C’est le premier sous-thème en volume et il touche toutes les régions, la Bretagne en tête », observe le ministère de l’Éducation nationale.
« Les lycées signalés doivent faire l’objet de rénovation dans les années à venir grâce aux 4 milliards de prêts préférentiels annoncés par l’État », rappelle le gouvernement. Les travaux seront conduits « en coconstruction avec les régions, compétentes pour le bâti des lycées publics, établissement par établissement et problème par problème ». Un diagnostic technique complémentaire, « partagé avec les régions sur l’état bâtimentaire sera nécessaire avant de lancer des travaux ».