Revue de presse

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« J’avoue, c’est un bonheur de les voir partir comme ça ! » : le directeur de course Francis Le Goff savoure le départ idéal de la Route du Rhum à Saint-Malo

Le Télégramme · 01/11/2026 · ← revue

Rarement la météo ne s’est montrée aussi clémente un jour de départ de Route du Rhum. D’ordinaire, à cette époque de l’année, il y a toujours une dépression qui traîne dans les parages. Qui noue les estomacs des marins. Et tend le directeur de course, toujours inquiet de donner un départ avec autant de bateaux et de skippers différents sur une même ligne. Pas cette fois. « J’avoue, c’est un bonheur de les voir partir comme ça ! », a lâché Francis Le Goff, directeur de course, tellement soulagé que tout se soit bien passé en mer.

« Profitez de cette expérience unique avec l’océan »

Ce dimanche 1er novembre, les 115 concurrents se sont effectivement élancés dans des conditions presque estivales, sous un grand ciel bleu, une mer calme et un vent un brin mollasson. De secteur nord-est de 8 à 10 nœuds. Cela n’a pas empêché trois concurrents, trop impatients d’en découdre, de voler le départ et d’écoper d’une pénalité de 5 heures. Pas idéale comme entame mais la route est longue d’ici la Guadeloupe.

On l’avoue, on aurait aimé voir les Ultimes déployer leurs ailes. Voler à toute berzingue à 40 nœuds dès le top-départ. Un départ donné par Catherine Chabaud qui, quatre ans plus tôt, était sur cette même ligne à la barre d’un monocoque, le Cigare Rouge : « Je vous souhaite une belle compétition à tous et toutes. Profitez de cette expérience unique avec l’océan ». La Ministre de la mer, 2e en Rhum Mono, en 2022, connaît la magie et la difficulté d’une transat en solitaire.

Comme tout le monde, elle n’a pas raté une miette du spectacle entre la pointe du Grouin et le cap Fréhel. Elle a adoré. Les marins aussi. « C’était un départ de dingue ! », selon Baptiste Hulin, heureux de son début de course en Ocean Fifty.

Une collision, deux arrêts au stand

Le vent ayant pris quelques tours sur l’échelle Beaufort moins d’une heure après le départ, on a pu voir, un peu, les dessous chics des Ultimes, Armel Le Cléac’h et Tom Laperche en tête. Mais ces premiers 16 milles n’étaient qu’une mise en bouche.

Dimanche soir, les Ultimes étaient déjà au large d’Ouessant, à plus de 35 nœuds. À fond donc. Ce lundi matin, ils seront loin. Dans l’ouest des côtes bretonnes. Les deux premiers jours de course vont être rapides pour l’ensemble de la flotte.

Tout aurait été parfait ce dimanche sans cette collision entre le monocoque de Violette Dorange et le trimaran de Romain Pilliard, survenu un peu plus de deux heures après le départ. Le foil tribord de l’Imoca de la Rochefortaise a heurté le flotteur bâbord du trimaran non loin de Bréhat. Le Trinitain a été contraint de s’arrêter à Roscoff pour tenter de réparer son flotteur très abîmé. La navigatrice, elle aussi, décidé de faire une escale technique en baie de Morlaix.