Présidentielle 2027 : Édouard Philippe doublé par Jean-Luc Mélenchon, qualifié pour un second tour avec Marine Le Pen, selon un nouveau sondage - Le Parisien

La campagne d’Édouard Philippe serait-elle en train de battre de l’aile ? C’est en tout cas ce que semble montrer un nouveau sondage réalisé par l’institut Cluster 17 pour Politico et publié ce lundi 26 octobre. Selon cette enquête, la côte du candidat Horizons dégringole de trois points par rapport à une précédente enquête réalisée par le même organisme les 15 et 16 septembre. Le maire du Havre chute de 19 % à 16 % des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle. Auparavant souvent placé en deuxième position du scrutin, Édouard Philippe voit désormais Jean-Luc Mélenchon lui passer devant. Une dynamique similaire à celle montrée dans notre enquête Ipsos-BVA-Cési École d’ingénieurs, parue ce samedi. Dans le sondage réalisé par Cluster 17, le leader Insoumis se stabilise autour de 18,5 % de voix, des chiffres semblables au mois dernier. De son côté Marine Le Pen accroît une avance déjà conséquente en passant de 31 % à 33 %. Raphaël Glucksmann, porté par sa victoire à la primaire sociale-démocrate, a aussi le vent en poupe. Il grimpe de 12 à 13 %.
Bataille à droite, Lisnard devant Retailleau
Pour son baromètre, Cluster 17 a également envisagé un scénario dans lequel le libertarien David Lisnard (Nouvelle Énergie) est candidat. Le maire de Cannes (Alpes-Maritimes) dépasserait ainsi Bruno Retailleau (Les Républicains) avec 8 % des votes contre 7 %. Depuis plusieurs semaines, David Lisnard est poussé par une communauté très active sur les réseaux sociaux et a vu sa notoriété croître en ligne, entre autres grâce au gimmick « Il se passe quelque chose ». « Il a une popularité grandissante chez nos militants et nos élus locaux », avait constaté dans nos colonnes le 10 octobre un député LR. Mercredi dernier, les deux concurrents de droite ont déjeuné ensemble, afin notamment d’évoquer cette course à l’Élysée. « Ils ont considéré qu’ils trouveraient une solution pour avoir une candidature unique », avait révélé le lendemain sur Radio J Geoffroy Didier, porte-parole du président des Républicains. Il avait, sans surprise, donné sa préférence à Bruno Retailleau, mettant en avant son « sérieux » et sa « rigueur intellectuelle ». Aucune alliance avec le bloc central auquel appartiennent Édouard Philippe et Gabriel Attal ne semble, par ailleurs, d’actualité.