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Colère sociale : Édouard Philippe invite les lycéens à «saisir la main ...

Le Figaro · · ← revue

Colère sociale : Édouard Philippe invite les lycéens à «saisir la main tendue par le gouvernement» et à «reprendre leur année scolaire» Invité du 20 Heures de TF1, le candidat Horizons à la présidentielle a déclaré qu’il est désormais «important que les lycéens puissent reprendre leur année scolaire», alors que de nouveaux blocages sont prévus lundi.

Le direct

Faits Essentiels

  • hier
  • Jean-Luc Mélenchon annule sa venue au 20 Heures de TF1 lundi après le discours jugé «dégoûtant» d’Édouard Philippe sur le profil des pilleurs
  • Édouard Philippe invite les lycéens à «saisir la main tendue par le gouvernement» et à «reprendre leur année scolaire»
  • Acte III : 779 interpellations en France, «sans incident majeur en seconde partie de soirée
  • Jet de cocktail Molotov sur des gendarmes à Paris : enquête ouverte pour «tentative d’homicide», annonce le parquet
  • 18 agents des forces de sécurité intérieure «blessés» samedi
  • Acte III de la mobilisation : 60 manifestants blessés dont 4 dans un «état grave»
  • 20 commerces dégradés samedi selon CCI France
  • L’organisation Les Lycéens! appelle au blocus des lycées «dès lundi»

Fin du direct

Ce live est terminé, nous vous remercions de l’avoir suivi. Édouard Philippe répond à Jean-Luc Mélenchon : «Vous portez, avec Madame Le Pen, une responsabilité immense dans la violence qui se répand en France» Jean-Luc Mélenchon a annoncé dimanche qu’il annulait son passage prévu dans la semaine au 20H de TF1, se disant mécontent de la manière dont Édouard Philippe, interviewé dans la soirée sur la chaîne, a pu selon lui «dérouler un discours dégoûtant» sur l’immigration «sans être interrompu». Après les émeutes du 17 octobre, Édouard Philippe avait estimé que «la surreprésentation de jeunes issus de l’immigration» dans les violences autour des manifestations était «patente» et avait pointé «l’échec de l’intégration» depuis «plusieurs décennies» en France. Édouard Philippe a répondu dans la soirée au leader insoumis, sur X : «Monsieur Mélenchon, vous portez, avec Madame Le Pen, une responsabilité immense dans la violence qui se répand en France. Pour vous, les pilleurs, d’où qu’ils viennent, étrangers ou français, sont des modèles d’intégration et les casseurs d’extrême gauche des victimes de la police. Vous voulez censurer tout le monde et fracturer le pays. Je veux dire les choses pour lui permettre de se redresser et de faire unité.» Peu avant 23h, Jean-Luc Mélenchon a à nouveau pris la plume pour accuser l’ancien premier ministre d’avoir «ruiné le pays, martyrisé les Gilets jaunes, détruit l’école». Et d’ajouter : «Maintenant vous divisez le pays en mettant en cause l’éducation des jeunes Français parce qu’ils sont "issus de l’immigration". Mais le pire avec vous, c’est que vous ne pouvez pas croire à ce que vous dites. Vous le faites par clientélisme racialiste. Allez à Trappes, constatez les conséquences de l’ambiance que vous créez. Le racialisme ne mène nulle part pour comprendre les difficultés de la France. Et vous faites partie des problèmes.» Jean-Luc Mélenchon annule sa venue au 20 Heures de TF1 lundi après le discours jugé «dégoûtant» d’Édouard Philippe sur le profil des pilleurs Jean-Luc Mélenchon a peu goûté le passage d’Édouard Philippe au 20 Heures de TF1 dimanche, dénonçant ses «calomnies racistes», et accusant la journaliste Anne-Claire Coudray de les «reprend[re] à son compte». Le candidat LFI à la présidentielle a ainsi annoncé sur X son intention de ne pas se rendre sur le plateau de la chaîne lundi soir. Dimanche soir, Anne-Clair Coudray a invité Édouard Philippe à préciser les propos que le premier ministre avait tenus dans le magazine Le Point sur la «surrreprésentation de jeunes issus de l’immigration» dans les violences du 17 octobre. «Quelle conclusion avez-vous tirée de ce constat?», lui a demandé la journaliste. Pour le candidat Horizons à la présidentielle, c’est un «fait» et un «sujet qu’on doit regarder les yeux dans les yeux». Selon lui, cela témoigne des «fractures sociales» dans le pays. Il a ainsi invité à «s’interroger sur comment on fait nation». Jean-Luc Mélenchon regrette dans son message que le maire du Havre ait pu «dérouler son discours dégoûtant sans être interrompu». DÉCRYPTAGE - Dans les centres-villes, la crainte des pillages a dissuadé les commerçants et leurs clients Pour les commerçants, les restaurateurs et leurs clients, il y a désormais pire que les pillages. C’est la crainte des pillages, attisée par les souvenirs traumatisants du 17 octobre et les menaces sur les réseaux sociaux. D’une part, cette peur dissuade les clients de se rendre dans certains quartiers ; d’autre part, elle convainc les commerçants de se barricader. Samedi, nombre d’entre eux avaient ainsi caché leurs devantures derrière des panneaux de bois sur le boulevard de Picpus, dans le 12e arrondissement de Paris. La manifestation parisienne n’est pas passée sur cette artère, mais elle aurait pu, les organisateurs ayant proposé cet itinéraire. Après plusieurs allers-retours entre le gouvernement, les organisateurs, le tribunal administratif et, finalement, le Conseil d’État, un itinéraire évitant le centre de Paris a été choisi. Dans le doute, de nombreux commerçants du boulevard de Picpus ont pris leurs précautions, protégé leurs vitrines et, pour certains, fermé boutique. Édouard Philippe veut «regarder en face» la présence d’un «nombre important de jeunes Français issus de l’immigration» parmi les pilleurs du 17 octobre Une «surreprésentation des jeunes issus de l’immigration» parmi les émeutiers du 17 octobre ? Édouard Philippe a précisé le sens de ses propos dimanche sur TF1, expliquant qu’il est «évidemment constatable» qu’il y avait «un nombre important de jeunes Français issus de l’immigration» dans «les images que nous avons vues des pillages». Le candidat Horizons à la présidentielle estime que cela «traduit un sujet qu’on doit regarder les yeux dans les yeux. On doit s’interroger sur comment on fait nation pour ceux qui sont arrivés il y a 1, 2 ou 3 générations, et pour les autres». «Il y a des fractures sociales dans notre pays», a poursuivi l’ancien premier ministre, alors que «les Français ont envie d’être unis». Le modèle «français» d’intégration, qui a su produire des «réussites exceptionnelles», connaît aujourd’hui «des ratés, des imperfections». Édouard Philippe propose ainsi de «faire revenir ce sentiment d’appartenance nationale, sans quoi rien de grand ne se fera». Comment ? «Par l’école, par la croissance, par des institutions nouvelles - j’ai longuement parlé d’un service national obligatoire qui s’adresse aux jeunes.» Édouard Philippe invite les lycéens à «saisir la main tendue par le gouvernement» et à «reprendre leur année scolaire» Invité du 20 Heures de TF1, le candidat Horizons à la présidentielle a déclaré qu’il est désormais «important que les lycéens puissent reprendre leur année scolaire». Au lendemain de l’acte III de la mobilisation sociale en France, mouvement né dans la foulée des blocus des lycées, Édouard Philippe les a invités à «saisir la main tendue par le gouvernement» en retournant «en classe», et à ne pas «gêner les lycéens qui veulent étudier». Leurs revendications «se sont exprimées, parfois violemment - mais pas toujours et heureusement - et elles sont, à bien des égards, fondées. Il faut les entendre, il faut les respecter et il faut les traiter. Le gouvernement, qui est en fin de mandat, empêtré dans une situation budgétaire mauvaise, ne peut, je le crains, pas faire grand-chose. Mais il a quand même fait un pas en proposant des améliorations, qui étaient nécessaires, de Parcoursup», a poursuivi le maire du Havre. «Ça a tourné au vinaigre très tôt» : deux semaines après, Emmanuel Grégoire raconte son 17 octobre Au lendemain d’un troisième samedi de mobilisation contre la vie chère, qui s’est achevé « sans incident majeur » en fin de soirée, avec seulement 779 interpellations - soit moins d’un tiers du nombre enregistré lors de la journée chaotique du 17 octobre - le maire PS de Paris reprend la parole. Plutôt rare médiatiquement ces dernières semaines, Emmanuel Grégoire est revenu, dimanche lors du « Grand Oral BFMTV-Le Figaro », sur cette journée noire. Au cœur des événements, il dit avoir été témoin de scènes qui l’ont « profondément choqué » de la part de casseurs, envers lesquels il assure « ne pas avoir la moindre indulgence ». Pire, faute d’effectifs suffisants, « il y aurait pu avoir un drame », affirme-t-il. Tout a commencé en fin de matinée. Vers 11 h-11 h 30, depuis la cellule de crise de la police municipale, d’où il a accès à toutes les caméras, l’élu socialiste constate que les rassemblements ont démarré plus tôt que prévu et que leur « physionomie » est inhabituelle. Un constat qu’il appuie sur son « expérience très intime » de la crise des « gilets jaunes », vécue à l’époque comme premier adjoint d’Anne Hidalgo. Et, de fait, la situation a « tourné au vinaigre très tôt ». ENTRETIEN - Le gendarme brûlé par un engin incendiaire raconte l’attaque : «Ces individus utilisent des artifices de plus en plus violents et élaborés» Le capitaine de gendarmerie Alexandre a été brûlé à la cheville après avoir été visé par un engin incendiaire jeté par des individus hostiles, samedi, porte de Charenton à Paris. Une enquête a été ouverte pour « tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique ». LE FIGARO. - Avez-vous eu peur ? CAPITAINE ALEXANDRE. - Sur le moment, la peur est contenue. Après, on ne fait pas ce travail sans peur, car c’est ce qui permet de raisonner correctement. Il y avait une mission claire qui était de tenir la ligne, mais aussi cette crainte, quand le feu a commencé à gagner du terrain, qu’on ne puisse pas parvenir à l’éteindre. À la veille de la rentrée, l’entourage d’Emmanuel Macron espère un «retour en classe» Après un «acte III» de la mobilisation sociale qui a réuni moins de manifestants ce week-end que les précédents, l’Elysée espère pour la rentrée scolaire lundi un «retour en classe» des lycéens, a redit dimanche l’entourage d’Emmanuel Macron. «Le temps d’un retour en classe est venu» même si «ce genre de mouvement ne se termine jamais de manière absolument nette», a dit l’entourage du chef de l’État à la presse alors que la rentrée et le début de l’automne ont été perturbés par un mouvement lycéen d’envergure et par des blocages d’établissements. «Les principales revendications des lycéens ont trouvé une réponse dans les mesures apportées par le gouvernement», qui a notamment annoncé que Parcoursup connaîtrait une «évolution forte» dès la rentrée 2027 avant un remplacement en 2028, a ajouté l’entourage d’Emmanuel Macron, qui avait reçu la semaine dernière des organisations lycéennes à l’Elysée. En ce lundi de rentrée, les blocages s’organisent devant les lycées et universités Rebelote. Après deux semaines de vacances de la Toussaint, lycéens et étudiants reprennent le chemin des cours ce lundi 2 novembre. Pierre Sourzat, à la tête des Lycéens !, a appelé ce dimanche 1er novembre au blocus des lycées « dès lundi » au micro de RMC. « Ce sera plus à partir de mardi, mais on sait qu’il y a des lycées qui vont être bloqués dès demain. Et nous soutenons tous nos camarades qui bloquent leurs lycées dès demain », a-t-il précisé. La veille, jour de manifestation dans toute la France, l’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante ont appelé à bloquer lycées et universités ce mardi. Même son de cloche du côté du syndicat étudiant Unef, qui invite la jeunesse « à s’organiser dans toutes les universités » ces lundi et mardi. Colère des lycéens : près de deux tiers des Français souhaitent que le mouvement cesse Considérant que la jeunesse a obtenu gain de cause, 64% des Français souhaitent désormais que la mobilisation étudiante et lycéenne cesse, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro. Ces dernières semaines, plus de six Français sur dix soutenaient le mouvement des lycéens dans nos sondages. Seuls les sympathisants LFI restent jusqu’au-boutistes : les deux tiers d’entre eux veulent la poursuite du mouvement ; leurs camarades socialistes sont plus partagés (53% vs 47%) alors que tous les autres Français demandent l’arrêt des manifestations. L’éditorial de Vincent Trémolet de Villers : «Ces casseurs et ces censeurs qui menacent la liberté» Écrire son nom, c’est mesurer tout ce qui la menace. La liberté, fondement de notre société, premier mot de la République française, est chaque jour un peu plus malmenée, vandalisée, saccagée. Depuis le premier jour, ce mouvement lycéen confond le droit de manifester et le désir de détruire. La pulsion nihiliste qui l’accompagne donne aux casseurs et aux censeurs le sentiment d’une puissance sans limite. Gendarme brûlé par un jet de cocktail Molotov : quelle tenue de protection portent les forces de l’ordre en manifestation ? Les images sont impressionnantes. Un gendarme a été blessé à la cheville après avoir été visé par un cocktail Molotov à Paris lors de la manifestation du 31 octobre. Sur une vidéo tournée par l’AFP et des photos de presse, on le voit avec la jambe en feu, s’éloigner des manifestants. Une enquête a été ouverte ce dimanche pour «tentative d’homicide», mais les blessures du militaire restent légères, grâce à sa tenue de protection. Elles sont loin les émeutes de mai 68, quand les gendarmes qui faisaient face aux manifestants les plus violents portaient… la cravate. Elle a été abandonnée au début des années 1970 car, en plus de limiter les mouvements, elle présentait un risque de strangulation, explique le Musée de la gendarmerie nationale. Les tenues des forces de l’ordre se sont depuis étoffées, devenues plus techniques pour s’adapter à la menace et faciliter leur travail. Acte III : 779 interpellations en France, «sans incident majeur en seconde partie de soirée Quelque 779 personnes ont été interpellées en France dans la journée et la soirée de samedi, «sans incident majeur» pour cette seconde partie de soirée, lors de l’acte III de la mobilisation contre la vie chère, selon un dernier bilan dimanche du ministère de l’Intérieur. Lors de cette troisième journée de manifestations, 291 actions de voie publique ont été dénombrées, rassemblant 320.000 personnes dont 70.000 à Paris, selon le ministère, qui précise avoir procédé à 40.000 contrôles sur le territoire national. Le 24 octobre, 289 actions avaient été comptabilisées pour 410.000 personnes (dont 110.000 à Paris). Le 17 octobre, le ministère avait recensé 441 actions ayant rassemblé 550.000 personnes (dont 110.000 à Paris). En tout, 159 membres des forces de l’ordre ont été blessés lors des mobilisations de la journée de samedi, écrit le ministère de l’Intérieur dans son bilan. Le ministère mentionne 515 départs de feu traités, 36 commerces dégradés, dont 3 pillés (contre 69 dont 24 pillés le 24 octobre). Beauvau relève que samedi à 21 heures, «565 interpellations ont été effectuées (1435 le samedi 24 octobre, 2628 le samedi 17 octobre), 116 membres des forces de l’ordre ont été blessés (267 le 24 octobre, 1144 la semaine d’avant)». A partir de 21 heures, pour la soirée d’Halloween, ce sont 214 personnes qui ont été interpellées (170 en 2025, 148 en 2024) et 43 membres des forces de l’ordre blessées (16 en 2025, 11 en 2024). Jet de cocktail Molotov sur des gendarmes à Paris : enquête ouverte pour «tentative d’homicide», annonce le parquet Une enquête a été ouverte pour «tentative d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique», après le jet de cocktail Molotov sur des gendarmes à Paris lors des manifestations samedi, a indiqué dimanche le parquet de Paris sollicité par l’AFP. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait qualifié samedi de «tentative de meurtre» le jet d’un cocktail Molotov contre un gendarme mobile à Paris. Des images spectaculaires, dont des photos et vidéos de l’AFP, ont montré une bombe artisanale exploser aux pieds d’un membre des forces de sécurité Porte de Charenton (12e arrondissement), le blessant légèrement. DÉCRYPTAGE - En ce lundi de rentrée, les blocages s’organisent devant les lycées et universités Rebelote. Après deux semaines de vacances de la Toussaint, lycéens et étudiants reprennent le chemin des cours ce lundi 2 novembre. Alors que les trois semaines précédant leurs congés ont été très agitées par les blocus devant les établissements, conduisant ces derniers à fermer partiellement ou totalement, le retour au calme est incertain en cette rentrée. Plusieurs organisations ont appelé à bloquer l’accès aux lycées et facs ce lundi. Début octobre, le ministère de l’Éducation nationale dénombrait la fermeture partielle ou totale de 400 à 500 lycées à travers le pays. La semaine précédant les vacances, l’accès à environ 200 établissements restait perturbé. Pierre Sourzat, à la tête des Lycéens !, a appelé ce dimanche 1er novembre au blocus des lycées « dès lundi » au micro de RMC. « Ce sera plus à partir de mardi, mais on sait qu’il y a des lycées qui vont être bloqués dès demain. Et nous soutenons tous nos camarades qui bloquent leurs lycées dès demain », a-t-il précisé. La veille, jour de manifestation dans toute la France, l’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante ont appelé à bloquer lycées et universités ce mardi. Même son de cloche du côté du syndicat étudiant Unef, qui invite la jeunesse « à s’organiser dans toutes les universités » ces lundi et mardi. Nice : une nuit d’Halloween calme, 19 mineurs ramenés à leurs parents dans le cadre du couvre-feu La nuit d’Halloween a été calme à Nice, en comparaison à d’autres années, avec quelques tirs de mortiers dans certains quartiers. Un refus d’obtempérer a généré quelques tensions sur le quartier de la Zaïne à Vallauris. Les policiers ont été pris à partie et un appui aérien par un hélicoptère équipé d’un puissant projecteur a été mobilisé. Le bilan fait état de 16 interpellations dont la moitié à Nice. Au total, 19 mineurs ont été ramenés à leurs parents dans le cadre du couvre-feu, selon la préfecture des Alpes-Maritimes. Jacques Paugam, Le Figaro Nice.

18 agents des forces de sécurité intérieure «blessés» samedi

Selon le même document, 18 agents des forces de sécurité intérieure ont également «été blessés» au cours de cette journée de mobilisation. Acte III de la mobilisation : 60 manifestants blessés dont 4 dans un «état grave» Selon un bilan de la Sécurité civile consulté par Figaro, soixante manifestants ont été «légèrement blessés» dans le cadre de la manifestation de samedi 31 octobre. Parmi eux, «quatre» sont dans un «état grave».

20 commerces dégradés samedi selon CCI France

Le nombre de dégradations de commerces en marge des manifestations de samedi en France a été sensiblement moins élevé que lors des précédents week-ends, avec 20 établissements touchés selon CCI France, qui rappelle que les enseignes subissent par ailleurs une chute de leur chiffre d’affaires. La Chambre de commerce et d’industrie avait dénombré 2.488 commerces touchés le 17 octobre et 50 le 24 octobre, selon un précédent bilan. Dans une déclaration à l’AFP dimanche, CCI France s’inquiète notamment de l’impact des manifestations sur l’attractivité de la France et l’activité des commerces à l’approche des fêtes de fin d’année, qui représentent un pic d’activité pour les commerces de proximité. La baisse du chiffre d’affaires des commerces situés à proximité des manifestations est évaluée désormais entre -60 % et -80 % par rapport au chiffre d’affaires d’un samedi normal. Plus tôt dans la semaine, la CCI avait évoqué une chute de 80 % du chiffre d’affaires. INFO LE FIGARO - Manifestations du 31 octobre à Marseille : cinq interpellations après le cambriolage d’un Foot Locker Cinq interpellations ont eu lieu à Marseille ce samedi soir pour un cambriolage dans un Foot Locker du 1er arrondissement. «Les collègues progressent dans le noir», indiquent des sources policières au Figaro. Un hélicoptère des forces de l’ordre est dans le ciel. Le magasin, qui se situe le long de la rue Saint-Ferréol et à l’angle de la rue Pisançon, a été attaqué en tout début de soirée. D’après des sources concordantes, les policiers ont rapidement interpellé les suspects, qui ont tenté de forcer la réserve du magasin. L’enseigne marseillaise avait déjà été dévalisée le 17 octobre dernier. Selon nos informations, plusieurs autres commerces de la deuxième ville de France ont été dégradés ce samedi soir, dont une cave à vin ainsi qu’une charcuterie de la rue Saint-Michel, à quelques encablures de La Plaine. Par ailleurs, 750m2 de tags ont été effacés ce matin à Marseille en plus des 400 de cette nuit.

Par Nicolas Farmine, à Marseille

L’organisation Les Lycéens! appelle au blocus des lycées «dès lundi»

Pierre Sourzat, à la tête des Lycéens!, a appelé dimanche au blocus des lycées «dès lundi», dénonçant la «politique de comptoir» du gouvernement qui a dévoilé en début de semaine plusieurs mesures pour tenter d’éteindre la colère des jeunes. Après 15 jours de vacances, «bien sûr qu’on appelle au blocus» et «les lycées seront bloqués, et ce dès lundi», a affirmé M. Sourzat sur RMC. «Ce sera plus à partir de mardi, mais on sait qu’il y a des lycées qui vont être bloqués dès demain. Et nous soutenons tous nos camarades qui bloquent leurs lycées dès demain», a-t-il précisé alors que l’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante ont appelé samedi à bloquer lycées et universités mardi puis jeudi 5 novembre, journée de grève interprofessionnelle. Emmanuel Macron avait appelé jeudi à la reprise des cours dans «le calme», «compte tenu du fait que la jeunesse a été entendue». Le ministre de l’Intérieur a qualifié devant la presse «de tentative de meurtre» l’attaque au cocktail molotov contre un gendarme mobile qui a été «simplement blessé léger» Le ministre de l’Intérieur a qualifié devant la presse «de tentative de meurtre» l’attaque au cocktail molotov contre un gendarme mobile qui a été «simplement blessé léger». Marine Le Pen et Bruno Retailleau dénoncent un acte «insupportable» Les candidats à l’élection présidentielle Marine Le Pen (Rassemblement national) et Bruno Retailleau (Les Républicains) ont dénoncé samedi un geste «insupportable» après la diffusion d’images montrant un membre des forces de l’ordre recevant un jet de cocktail molotov à la fin de la manifestation parisienne. «Les auteurs de cette attaque doivent être retrouvés et condamnés avec la plus grande sévérité», a écrit sur X Marine Le Pen en remerciant les forces de l’ordre pour leur mobilisation. «Celui qui a fait ça doit en répondre. Il s’agit d’une tentative de meurtre», a écrit pour sa part le patron des LR et ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. REPORTAGE - Avec «GenZ s’en charge», la jeunesse allemande entre doucement dans la protestation C’est fait. La jeunesse allemande a rejoint aujourd’hui la cohorte des jeunes Européens qui protestent contre un avenir bouché, un système éducatif qui se délite, une vie trop chère ou encore le manque de considération des gouvernants à leur égard. À l’appel du groupe « GenZ s’en charge » (GenZ regelt), inconnu il y a encore deux semaines, des milliers de manifestants ont manifesté dans près d’une trentaine de villes allemandes. Les organisateurs tablaient sur un total d’au moins 160 000 participants. Mais en milieu d’après-midi, les retours de la police évoquaient une mobilisation clairement en deçà de ce chiffre. Pendant que quelques fumigènes ont posé problème à Leipzig ou à Hambourg, et que des œufs se sont envolés vers la police à Francfort, l’ambiance du regroupement, installé devant la Porte de Brandebourg, était plutôt paisible. À vue de nez, une grande partie des manifestants était clairement plus âgée que la fameuse génération Z (entre 14 et 29 ans en 2026). Ici et là flottaient quelques drapeaux palestiniens et antifas. Mais aussi des drapeaux serbes, français et même est-allemands. Le tout accompagné de pancartes aux slogans hétéroclites contre le chancelier Merz, contre le capitalisme ultralibéral ou les investissements dans l’armement. Ou encore contre le soutien inconditionnel de l’Allemagne à Israël.

Entre 320.000 et près de 500.000 manifestants

Au total 320.000 personnes ont manifesté, dont 70.000 à Paris, selon les autorités qui avaient dénombré la semaine dernière 410.000 personnes. Pour sa part , l’Intersyndicale de la jeunesse a avancé le chiffre de près de 500.000 manifestants dont 200.000 à Paris. Dans les autres villes, 11.000 manifestants ont été dénombrés par la police à Bordeaux contre 15.500 la semaine dernière. Les syndicats en dénombrent eux 70.000 contre 60.000 le 24.

565 interpellations sur l’ensemble du territoire

Quelque 565 personnes ont été interpellées sur tout le territoire et cinq membres des forces de l’ordre (quatre policiers et un gendarme) ont été blessés à Paris, selon un bilan à 21 heures du ministère de l’Intérieur et de la préfecture de police. Des interpellations ont été enregistrées dans plusieurs villes, de Toulouse (28) à Metz (11, 8 placements en garde à vue). Lors de la précédente mobilisation, le 24 octobre, 768 interpellations avaient été réalisées en fin de journée pour 385 au même moment le 17 octobre. Le ministre a expliqué qu’il y avait eu 40.000 contrôles en amont, dont 15.000 dans l’agglomération parisienne. «Les cortèges se sont bien déroulés» malgré «la violence inouïe» de certains casseurs, estime Laurent Nuñez Le ministre de l’Intérieur a estimé que les «cortèges» se sont «bien déroulés» malgré «la violence inouïe» de groupes de casseurs, visant des groupes «d’ultragauche» qui ont pris à partie les forces de l’ordre.

Bonjour à tous

Bonjour à tous, soyez les bienvenus sur ce direct consacré au mouvement de colère sociale en France, qui remonte à plus d’un mois. Retrouvez tous les articles consacrés à l’actualité sociale et aux mobilisations sur le site du Figaro. À retenir

  • Quelque 565 personnes ont été interpellées sur tout le territoire et cinq membres des forces de l’ordre ont été blessés à Paris. Lors de la précédente mobilisation, le 24 octobre, 768 interpellations avaient été réalisées en fin de journée pour 385 au même moment le 17 octobre.
  • Au total 320.000 personnes ont manifesté, dont 70.000 à Paris, selon les autorités qui avaient dénombré la semaine dernière 410.000 personnes.
  • Cette nouvelle journée intervenait cinq jours avant la journée de grèves et de manifestations à l’appel de l’intersyndicale du jeudi 5 novembre.
  • En parallèle, l’organisation Les Lycéens! appelle au blocus des lycées «dès lundi», dénonçant la «politique de comptoir» du gouvernement qui a dévoilé en début de semaine plusieurs mesures pour tenter d’éteindre la colère des jeunes.