Revue de presse

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Une attelle pour un arbre remarquable, c’est l’expérimentation originale en cours, en Ille-et-Vilaine

Ouest-France · 28/10/2026 · ← revue

À Saint-Aubin-du-Cormier, un arbre remarquable fait partie du patrimoine. Il s’élève au pied du château médiéval et c’est de ce cormier que la commune tient son nom. Alors quand une importante branche charpentière a cédé au début du mois d’octobre, une opération de sauvegarde s’est enclenchée en urgence.

C’est le conseil départemental d’Ille-et-Vilaine qui a en charge le parc. Il a investi avant l’été plus de 2 M€ pour réhabiliter les ruines du château et réaménager tout le site autour.

Un chantier hors norme

Couper la partie abîmée était hors de question, au regard de la ramure de ce beau spécimen. Un diagnostic physiologique et mécanique de l’arbre a été commandé à un expert, détaille la collectivité. L’objectif était d’avoir des préconisations permettant de maximiser ses chances de préservation.

Un chantier hors norme et à dimension expérimentale a donc été tenté. La partie blessée était restée attachée au tronc. Le spécialiste a préconisé le redressement de la charpentière. La charpentière c’est ce qu’on appelle l’ossature d’un arbre. Donc comme pour un humain, il y a eu une broche pour stabiliser la zone de rupture.

L’équipe a ensuite installé un système de haubanage pour limiter les pressions sur cette zone. Certaines branches ont dû être réduites afin de limiter la charge et maximiser les chances de reprise.

La charpentière a pu être redressée. Elle n’a toutefois pu retrouver sa position initiale car une nouvelle partie de la branche a rompu pendant le redressement et les opérateurs n’ont pas pris le risque d’une rupture complète. En complément du hauban et des tiges filetées posés, trois câbles ont été fixés sur des branches saines afin d’atténuer les efforts latéraux et de sécuriser l’ensemble.

Le montant du chantier s’élève à 3 936 € d’intervention et 846 € de diagnostic, entièrement financé par le Département. Mais compte tenu du caractère curatif de l’intervention, de l’importance de la rupture et de la complexité du redressement, la réussite de la restauration n’est pas garantie, assume la collectivité. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer le succès de l’opération.