Le trambus de Rennes métropole ira-t-il jusqu’à Thorigné-Fouillard ? : « Le projet n’est pas abandonné »
Deux lignes de trambus sont prévues pour Cesson-Sévigné, qui avait déjà le métro et le bus de la ligne C6. Mais les habitants de Thorigné-Fouillard n’ont qu’un bus toutes les vingt minutes avec la ligne 50, alors que nous payons aussi des impôts à l’intercommunalité, souligne Marie-Line, habitante de Thorigné-Fouillard (Ille-et-Vilaine). Un manque de mobilité qu’observe aussi Benoît Claudon, nouveau maire élu en mars 2026. Je pense que dans les meilleures heures, on compte jusqu’à quatre départs dans l’heure sur la ligne 50, mais c’est vraiment le maximum.
« Prendre le problème à bras-le-corps »
Pendant sa campagne électorale, l’élu étiqueté divers gauche avait fait part de sa volonté de ressusciter le projet d’une cinquième ligne de trambus, qui devait initialement relier Thorigné-Fouillard au terminus de la ligne B du métro, à ViaSilva, avant d’être rangé dans les cartons fin 2022.
Il faut prendre le problème des nouvelles mobilités à bras-le-corps. Cela nous semble évident. Pouvoir proposer des transports en commun qui soient efficaces. Pour que les gens puissent laisser leur voiture le plus possible, commente l’édile.
Sept mois après son élection, en ce mois d’octobre 2026, Benoît Claudon assure avoir bientôt un rendez-vous avec la présidente de Rennes métropole, Nathalie Appéré, pour discuter de différents dossiers. Bien sûr, cette question en fera partie.
Il n’y a rien d’officiel pour l’instant
Faut-il avoir bon espoir de voir le dossier déterré ? Dans l’esprit des services de Rennes métropole, le projet n’a pas été abandonné, il a été ajourné. Je pense qu’il est envisageable de le relancer, poursuit le nouveau maire, également enseignant chercheur en mathématiques à l’Université de Rennes.
Ce dernier tempère cependant. Il n’y a rien d’officiel pour l’instant. Et cela va prendre beaucoup de temps. Il ne faut pas s’attendre à avoir une ligne de trambus l’année prochaine. Avant d’ajouter : Si le processus est engagé pour un début de chantier avant la fin de notre mandat, on sera contents.
Du côté de Rennes métropole, Valérie Faucheux, vice-présidente en charge des mobilités et aux transports, confirme que le projet n’est pas abandonné. Nous avons levé le crayon en 2022 car le trambus est une offre à haut niveau de service, et donc conditionné à l’idée de desservir une zone avec une forte population et activité. Fin 2022, lorsqu’on termine l’étude, on se rend compte, qu’à l’horizon 2030, on ne sera pas sur un niveau de densité adapté au service. »
Un projet « qui reste pertinent pour les horizons 2035-2040 »
Mais quatre ans plus tard, l’élue affirme que le projet reste pertinent, peut-être pour les horizons 2035 ou 2040. Le nouveau Plan de mobilité (PDM), anciennement appelé Plan de déplacements urbains (PDU), de la métropole devra être défini en 2030.
Une grande enquête commencera en 2027-2028, où nous allons voir comment évoluent les modes de déplacement et réinterroger nos orientations.
Sur les mobilités, le maire de Thorigné-Fouillard aimerait même aller plus loin en imaginant un trambus qui ne s’arrêterait pas dans notre commune mais qui irait jusqu’à Liffré, notamment pour soulager le trafic sur l’A84.
Certes, ce n’est plus la métropole, mais en termes de bassins d’attractions, il y a quand même beaucoup de Liffréens qui viennent travailler sur Rennes. Dans des perspectives d’aménagement du territoire, ce n’est pas quelque chose de complètement illusoire.