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Druidesse nazie, bruits étranges et apparitions inquiétantes : bienvenue au manoir du Tertre, royaume du paranormal en Bretagne

Le Télégramme · 31/10/2026 · ← revue

Ce récit est issu du livre La Bretagne du Paranormal

Son histoire paraît invraisemblable, tant elle semble concentrer tout ce qui a trait au paranormal dans une seule et même bâtisse. Sorti tout droit d’un comics pulp signé Mike Mignola, quartier général du monde spectral, roi des lieux hantés de Bretagne, laissez-nous vous présenter le manoir du Tertre.

Croyez-vous qu’on exagère ? Alors, jugez-vous même. Bâti au XVIIe siècle, le manoir du Tertre a été l’antre d’une druidesse médium au service des nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale et prophétesse à ses heures perdues. Ces hauts murs de grès et de schiste ont été érigés au cœur de la forêt légendaire de Brocéliande et à quelques kilomètres de l’église du Graal, dite aussi église de l’Apocalypse. Des récits centenaires circulent sur le Tertre. Certains ont de quoi donner la chair de poule aux plus courageux. Apparitions, boules de feu, bruits étranges, étranglements… À ce tout s’ajoutent les origines du Da Vinci code et un pan de la vie aventurière d’Hugo Pratt. Ses secrets sont aujourd’hui gardés - mais partagés - par le sympathique gardien du manoir, Grégoire. Bienvenue au Manoir du Tertre. Mettez-vous à l’aise, la visite peut commencer.

Le maître des lieux ? Un spécialiste du paranormal

J’avais déjà eu l’occasion de faire connaissance avec les lieux, lors d’un week-end. C’était en 2023. Je ne m’y étais pas retrouvé par hasard. Le manoir a longtemps été une adresse que les amateurs de paranormal se repassaient, quasi un passage obligé pour qui le mystère affole un tant soit peu les neurones.

En 2026, le bâtiment et son histoire n’ont rien perdu de leur aura. Mais son relatif anonymat n’est plus. Article dans Le Monde, innombrables blogs spécialisés, vidéos Youtube… D’adresse d’initiés, ce manoir, qui fait également office de maison d’hôtes, est devenu une attraction touristique populaire. Il n’en reste pas moins incontournable. Pour dire la vérité, c’est durant mon premier séjour qu’est née l’idée d’un livre dédié à la Bretagne du paranormal.

J’étais donc certain, ami lecteur, d’y trouver de quoi vous passionner, voire de vous faire frissonner, en m’y rendant pour la seconde fois en cette fraîche journée de février. Contrairement à d’autres lieux bretons réputés hantés, comme le château de Trécesson, il n’est pas bien compliqué de passer la nuit au manoir du Tertre. Une simple réservation et une carte bancaire valide suffisent. Il offre sept chambres aux voyageurs de passage et une hospitalité à toute épreuve en la personne de Grégoire. Le gardien et gérant des lieux (les propriétaires habitant la Suisse) est lui-même une célébrité sur les réseaux. Ancien professionnel de l’équitation, féru d’histoire, incollable sur le paranormal, il est au château ce qu’est un verre à pied est à une bonne bouteille de vin : impossible de profiter de l’une sans l’autre. Voilà neuf ans qu’il officie en ces lieux.

« Vade retro satanas ! »

« Votre visage ne m’est pas inconnu », me lança-t-il, alors que j’arrivais en même temps que trois autres clients. Nous étions encore sur le parvis du manoir - l’entrée se faisant par une extension récente débouchant sur la cuisine - que la visite débuta. La terrasse du Tertre attire déjà les regards. Carrelée en rouge et blanc, elle arbore également les blasons de grandes familles bretonnes. Une œuvre signée Grégoire lui-même lors de son installation en 2017 pour tenter d’exorciser les lieux. Ainsi les carreaux de faïence comprennent un message en morse. Lequel est évident : « Vade retro satanas ! » Et si vous avez la chance de vous promener lors d’une nuit claire sur ce petit parvis, vous aurez l’occasion de voir briller d’une lumière douce et bleutée les nobles blasons, à la manière des portes des Mines de la Moria dans le Seigneur des Anneaux.

Avant que ces travaux soient menés, Grégoire dit avoir été confronté à une multitude de manifestations paranormales, en particulier la démolition systématique des meubles de la cuisine. « Je retrouvais mes portes de placard complètement disloquées. » À force de « nettoyer » les lieux, notamment à l’eau bénite, Grégoire m’avait expliqué en 2023 que « plus rien ne se passait désormais ». Mais, ces derniers mois, la donne avait un petit peu changé. « Cela a repris, m’apprit-il alors que nous passions la porte de la cuisine. Pas aussi fort qu’avant, mais ça a repris. »

Les autres clients du week-end étaient constitués de deux musiciens et d’un professeur d’arts plastiques. Les trois étant curieux de découvrir le manoir et surtout l’histoire de la druidesse…

La prophétesse de Brocéliande

Geneviève Zaepffel a eu une vie pour le moins mouvementée, leur apprit Grégoire. Née en 1892 à Paimpont, sa famille était réputée pour être l’une des plus pieuses de la région. Elle noue très tôt une relation particulière avec les royaumes de l’étrange, dès 7 ans. La petite fille d’alors est victime d’une grave tuberculose. Selon ce qu’elle racontera - bien plus tard -, elle a été miraculeusement guérie après qu’un druide tout de blanc vêtu lui est apparu dans l’escalier du manoir. C’est ce spectre qui lui aurait dicté son destin, à savoir devenir la prophétesse de Brocéliande.

Une feuille de route que Geneviève a mise à profit. Après avoir épousé René Zaepffel dans les années 1930, elle s’installe à Paris comme médium et cartomancienne. Rapidement, la clientèle afflue, convaincue par ses prédictions. À la même période, elle prend sous son aile le jeune Pierre Plantard, fils de la cuisinière du manoir. Plus tard « figure » des milieux nationalistes et antisémites français, converti à l’occultisme par la prophétesse de Brocéliande, il montera de toutes pièces le canular du Prieuré de Sion : un prétendu ordre de chevalerie fondée en 1099 afin de protéger le Saint Graal. Plus d’un expert s’est laissé prendre par cette mystification, dont l’auteur Dan Brown, faisant du Prieuré de Sion la clef de voûte de son Da Vinci code.

À l’époque, Geneviève, son mari René et Pierre Plantard n’ont fait que quelques séjours ici et là au manoir du Tertre. Grâce à la fortune acquise via son activité de médium, la « Druidesse » a transformé vers 1934 la demeure familiale en établissement de cure, un « solarium », comme on le désigne à l’époque. Il faisait également office d’hôtel-bar-restaurant.

Un portrait grandeur nature trône toujours dans l’escalier

Sous l’Occupation, l’établissement tournait à plein régime. Et pour cause, sympathisante pétainiste, Geneviève Zaepffel avait fait de son manoir un havre de paix pour les officiers nazis du coin. Dîners, champagne et spiritisme, tel était le brelan joué à tout-va par la druidesse dans ces années sombres. Elle déambulait parmi ses invités toujours vêtue de blanc et faisait sensation avec ses prophéties… annonçant la victoire du Reich et la future domination mondiale d’Hitler.

Condamnée à la Libération, frappée de dix ans d’indignité nationale, elle finit par s’établir définitivement au Tertre en 1957. Rangée des voitures ? Que nenni. Elle fit installer son portrait taille grandeur nature (peint en 1947) en tenue de druidesse au pied de l’escalier du manoir. Elle continua d’organiser des séances de spiritisme jusqu’à sa mort : le 21 juin 1971, soit le jour du solstice d’été.

Son portrait est toujours visible en 2026. Il a simplement été déplacé et trône désormais sur le premier palier de l’impressionnant escalier de chêne sombre. Le regard atemporel de Geneviève semble accrocher tout visiteur. Et aucun hôte ne peut y échapper. La druidesse y figure debout, dans une posture solennelle, les doigts bizarrement joints, dans un décor évaporé.

« Des risques que des choses se manifestent ici »

« Y a-t-il parmi vous des gens sensibles au paranormal ? », nous demanda Grégoire, une fois parvenu au premier étage, autant pour choisir quelle chambre nous allouer que nous détourner les yeux de ce terrifiant tableau. J’haussai les épaules, comme pour souligner l’évidente réponse.

La main sur la serrure de la première chambre, Grégoire continua ses préventions. « Si vous avez déjà pratiqué le spiritisme, vous avez des risques que des choses se manifestent ici. À vous de voir si cela vous dérange ou pas. » Les deux musiciens échangèrent alors un regard dubitatif. Non, ce n’était pas une plaisanterie. Le gardien de ces lieux posait cette question avec détachement et sérieux. Chacune de ses interventions assénant plus que la précédente, qu’ici, au manoir du Tertre, le paranormal était la norme.

« C’est ici que Geneviève Zaepffel est décédée », poursuivit Grégoire en poussant la porte de la dernière chambre du premier étage. Très ensoleillée, celle-ci ne mesurait pas plus de 15 m², salle de bains comprise. Assez basse de plafond, quoique très accueillante, elle paraissait toutefois fort banale pour une personnalité telle que la druidesse. J’avais d’ailleurs toujours pensé que la chambre de la prophétesse était celle située sur le palier : vaste, avec des murs jaunes et un lit à baldaquins. Grégoire hocha la tête. « Non, la chambre jaune est celle où a été organisée la veillée mortuaire de Geneviève Zaepffel. Mais c’est ici qu’elle dormait. » Et ce fut la mienne pour la soirée.

Le salon, l’image même qu’on se fait d’un manoir hanté

J’y déposais mes bagages avant de rejoindre les résidants du manoir dans la pièce principale : la salle à manger. Digne d’un plateau de Cluedo, elle accueillait une solide et vaste table de bois. Grégoire y avait établi son QG avec son ordinateur portable. À première vue, rien ne sortait de l’ordinaire rustique d’une vieille demeure bretonne. À l’exception d’un « détail ». L’un des murs, sans doute le moins bien éclairé par la vaste fenêtre, affichait un portrait de Corto Maltese. Plus étonnant encore, ce dessin n’était pas encadré, mais tracé à même le mur. Et si vous vous approchiez encore de l’œuvre, apparaissait alors la signature de l’auteur de la célèbre BD, Hugo Pratt. « C’est bien lui qui a dédicacé le manoir », nous confirma Grégoire. Franc-maçon et passionné d’occultisme, Hugo Pratt a séjourné au manoir dans les années 70 en quête d’inspiration pour son album Les Celtiques. « Je suis bien ici, dans ce moment présent », peut-on lire en accompagnement de l’esquisse.

La seconde salle incontournable du manoir est attenante. C’est le grand salon, barré en son centre par le fameux escalier en bois sombre. Les murs sont couverts de livres, la plupart ayant trait à la théologie ou à l’histoire de la franc-maçonnerie. Un piano attend dans un coin. De l’autre, une monumentale cheminée de campagne entourée de deux solides vieux fauteuils, d’un rustique canapé et d’un grand tapis. En bref, l’image même qu’on se fait d’un manoir hanté. C’est ici que j’avais prévu de passer une partie de la nuit en quête d’une des manifestations typiques des lieux. Pour parfaire l’ambiance, je demandai à Grégoire s’il accepterait d’allumer un feu de cheminée pour la soirée. L’homme sourit. « Ce sera probablement le dernier de la saison. »

Une mystérieuse petite fille au pied du lit

Qu’attendre du manoir du Tertre la nuit ? Peut-être espérais-je voir surgir l’une des boules de feu dont parlait parfois Grégoire : des globes lumineux incandescents apparaissant au hasard et traversant les pièces telles des comètes miniatures. « Cela fait longtemps que je n’en ai pas vu. » Ou de rencontrer le fameux spectre de druide apparu à Geneviève.

Grégoire nous apprit que ces dernières années, les « trucs bizarres » avaient souvent lieu dans les chambres. Je ne peux les relater tous ici par faute de place. Ils sont si nombreux, et parfois si précis, que le gardien du manoir avait fini par se fendre d’un livre autoédité : Hantise en Brocéliande. Le manoir du Tertre, une danse avec le diable.

Parmi les récits rapportés - et racontés également avec brio - retenons trois exemples.

Il y a neuf ans, Grégoire reçoit la visite pour le week-end d’une famille. Un père, une mère, un fils, une fille, tous logés dans une grande chambre. « La petite famille était couchée et certains avaient déjà trouvé le sommeil », narre Grégoire. Tous, sauf la mère. Soudain, elle sent une présence au pied de son lit. « Elle se mit légèrement sur le coude pour trouver la meilleure position afin de regarder (…). Sa fille était là, debout, ne disant rien et attendant tranquillement. » Pensant que sa petite souffrait d’insomnie, elle « remit la tête sur l’oreiller et essaya de trouver le sommeil ». En vain. Quelques instants plus tard, elle relève la tête à nouveau. Sa fille était toujours debout. « Par acquit de conscience, elle jeta alors un œil sur le lit de son fils, qu’elle vit dormir entre deux rayons de lune, et vers celui de fille ensuite. Sa fille dormait profondément ! » Le lendemain matin, au petit-déjeuner, la mère de famille raconta tout à Grégoire. « Et qu’est-ce que vous avez fait ? » « J’ai remis ma tête sur l’oreiller et j’ai attendu que ça se passe ! » Qui est cette petite fille fantôme, qu’a vue cette femme cette nuit-là ? Nul ne le sait. « Ce n’est peut-être pas une enfant, estime le gardien du manoir. C’est peut-être un esprit malin… »

Fuite en pleine nuit et possession

D’autres visiteurs ont réagi avec bien moins de sang-froid que cette mère de famille. Il y a quelques années, un couple et son bébé quittèrent la chambre en pleine nuit. « Vers 3 h du matin, sans demander leur reste ! » Une fuite les amenant à dormir sur une aire routière en plein hiver. Qu’ont-ils vu cette nuit-là ? Ils ne l’ont jamais dit.

Enfin, que serait le manoir du Tertre sans ses « invités de marque »… Sorciers, sorcières autoproclamées, gourous, experts du paranormal, possédés… Et parfois tout à la fois. En août 2020, le gardien reçoit un petit groupe. « Il s’agissait peut-être d’une communauté christique, charismatique, ou je ne sais quoi », estima Grégoire. Le courant passe mal entre lui et la gourou de cette mini-secte, Yasmina. « Je la trouvais inquiétante avec son air de loup. » Plus tard, Grégoire entend le groupe entonner une prière dans l’une des chambres, quand, surprise, la voix de Yasmina prend un timbre masculin. « Un timbre métallique, sombre et glacial. » Plus tard, en discutant avec ses hôtes, Grégoire confirma ces doutes. « Il s’agissait d’une possession en bonne et due forme. » Mais, selon la petite « communauté », il n’y avait pas à s’inquiéter.

Le paranormal, « fonds de commerce » du manoir ?

Il était déjà tard quand Grégoire finissait de déballer ces récits comme des paquets cadeaux. Nous étions passés du salon à la cuisine, affairés à préparer le dîner. Forcément, les commentaires allaient bon train sur les histoires du manoir. Quel crédit y apporter, tant elles reposaient sur les retours d’un homme ? « En même temps, les gens viennent ici pour ça, non ? », trancha l’un des hôtes.

C’était un fait. Les clients de passage arrivés par hasard étaient rares. Le gardien des lieux avait pleinement conscience de la notoriété de « son » manoir. Avec un positionnement parfois ambigu. L’homme déclarait n’avoir aucune affection pour le paranormal, voire même disait s’en méfier. Pourtant, il embrassait le sujet, acceptait de témoigner dans toutes les vidéos Youtube sur le sujet. « C’est son fonds de commerce », ajouta un autre hôte. Réponse du gardien : « Qu’est-ce que je peux y faire ? »

Plusieurs semaines après, je suis toutefois entré en contact avec un autre résident de la maison d’hôtes : un Costarmoricain d’une quarantaine d’années qui avait réservé un week-end, fin 2025. Il cherchait un cadre atypique pour sa demande en mariage à sa compagne (au passage, elle a dit « oui »). Tous deux ont logé dans la « chambre jaune ». Plusieurs fois dans la nuit, cet homme qui affirme dormir d’un sommeil de plomb, s’est réveillé en sursaut. « J’avais l’impression d’entendre un bruit dans mon sommeil », témoignait-il, sans parvenir à décrire ce bruit. « Après, est-ce que c’est l’ambiance générale du manoir, les histoires… Est-ce que c’est mon esprit ou les esprits qui m’ont joué des tours ? Je ne sais pas. »

Des bruits, oui, mais…

Allais-je moi aussi entendre des bruits étranges ce soir-là ? Je comptais dessus. Passé 22 h, je me retrouvais face à un flamboyant feu de cheminée, unique source de lumière présente dans le grand salon. Grégoire n’avait pas lésiné. Je partageais la soirée avec les trois autres hôtes.

Des flammes gigantesques crépitaient dans l’âtre. Les fenêtres donnaient sur une nuit noire comme l’encre et une légère pluie tapotait les carreaux. Les deux chats de la maison s’étaient lovés dans les fauteuils. Nous étions seuls - Grégoire étant parti se coucher - à discuter. Les heures passèrent sans qu’aucune manifestation ne vienne troubler nos bavardages. Peu à peu les hôtes regagnèrent leurs chambres, me laissant le salon pour mon usage exclusif. Il était plus de minuit.

Je tendis l’oreille. Oui, il y avait des bruits. Parfois même de petits claquements bizarres… Mais était-ce les esprits ou la maison qui travaillait ?

Une main sur l’épaule

Bercé par le crépitement d’un feu en fin de vie, je commençais à m’assoupir. Il devait être plus de 2 h du matin. Entre le sommeil et l’endormissement, je sentis soudain une présence dans la pièce. Les yeux clos, je mis ça sur le compte des chats… Quand, brusquement, une main s’abattit sur mon épaule. Le druide ? Geneviève ? La petite fille ? Mon sang se glaça. Je me réveillai en sursaut. Dans l’obscurité, l’un des hôtes de la soirée me regardait avec un sourire discret. « Vous vous êtes endormi. Vous seriez mieux dans votre chambre. »

Acquiesçant sans un mot, je me levai pour regagner mes pénates. Dans la pénombre, l’escalier sombre grinçait comme jamais. Las, je jetai un dernier coup d’œil au portrait de la druidesse prophétesse. Rien d’autre ne s’est produit cette nuit-là.

Le lendemain matin, je retrouvais les autres clients au petit-déjeuner, dont celui qui m’avait surpris endormi dans le salon. Il avait l’air satisfait de lui. « J’ai un très mauvais sommeil d’habitude. Mais ici, pour la première fois depuis très longtemps, j’ai vraiment très bien dormi ! » Il faut croire que les fantômes du Manoir du Tertre ne sont pas de si mauvaise compagnie.