Revue de presse

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« Il n’y a pas d’emplois sans entreprises » : les patrons des Pays de la Loire veulent compter dans la présidentielle

Ouest-France · 30/10/2026 · ← revue

Ils ne se contenteront pas d’être des observateurs. Les entrepreneurs veulent être acteurs du débat qui s’ouvre à l’occasion de l’élection présidentielle. Il n’y a pas de modèle social sans richesse produite. Il n’y a pas d’emplois sans entreprises qui investissent, assure Bertrand Schaupp, président du Mouvement des entreprises de France (Medef) des Pays de la Loire. Sur nos cinq départements, ce sont 295 000 entreprises qui produisent 148 milliards d’euros de richesses par an. Les patrons se disent pessimistes (à 82 %) quant aux effets de la politique économique du prochain locataire de l’Élysée. Et 66 % pensent que leur entreprise se fragilisera, voire fera faillite, si rien ne change.

Jeudi soir à Angers, le Medef a convié huit représentants des principaux candidats à la présidentielle. Ils ont été passés à la question. Il a notamment été question de TVA sociale. Pourquoi pas sur les importations chinoises, suggère Valérie Oppelt, ancienne députée (Renaissance) de Loire-Atlantique. Ce n’est pas aux consommateurs ni aux entreprises de payer. Nous refusons cette surtaxation qui est la marque de fabrique de la Macronie et de la gauche, estime Romain Lemoigne, maire (RN) de La Flèche (Sarthe). La TVA est l’impôt le plus injuste car il pèse sur tout le monde, enchaîne Arash Saeidi, député européen (LFI). Il faut davantage de recettes fiscales pour Lucie Etonno, conseillère régionale (Les Écologistes).

Si on travaille plus, c’est de la richesse en plus, y compris pour les salariés. Bruno Retailleau propose d’ajouter deux jours de travail rémunérés par an, indique François Asselin (LR), ancien président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Il faut un allègement de la fiscalité et un moratoire sur l’inflation normative, comme le souhaite David Lisnard, expose Xavier Melki (Nouvelle Energie), maire de Franconville (Val-d’Oise).

Faire entrer l’entreprise dans l’école

Ils ont aussi parlé du pacte Dutreil, pour faciliter la transmission des entreprises familiales. On veut le conserver, le simplifier, l’élargir, dit François Asselin (LR). Il faut l’élargir aux petits-enfants. Plutôt que taxer l’héritage, Gabriel Attal veut aider à transmettre, ajoute Valérie Oppelt (Renaissance). Nous sommes favorables à une exonération totale des droits de transmission, à condition que l’activité se maintienne pendant au moins dix ans, pour Romain Lemoigne (RN).

Tous ont conscience de la situation budgétaire délicate. Il faut dégager 200 milliards d’économies. On a dix ans d’efforts à faire, dont cinq ans pour redresser la trajectoire, prévient Grégory Blanc, sénateur (Place publique).

Chacun a dit son attachement à soutenir l’apprentissage et la jeunesse. On n’ira pas concurrencer la Chine sur les coûts mais sur la formation de notre jeunesse, considère Arash Saeidi (LFI). Priorité nationale et locale d’accès au logement. Gratuité du permis de conduire en échange d’un casier judiciaire vierge, promet Romain Lemoigne (RN). Il faut qu’on rapproche nos entreprises de l’école, estime Guillaume Richard, conseiller municipal (Horizons) à Nantes. Les stages de troisième, c’est bien. Mais l’entreprise doit venir dans l’école.