Symrise démarre ses nouvelles installations du Morbihan

Investissement promis, investissement réalisé. Moins de six mois après avoir annoncé, lors du sommet Choose France, investir quelque 27 millions d'euros dans son usine de Berric, dans le Morbihan, le groupe Symrise confirme le démarrage de ses nouveaux équipements. Plus précisément, d'une nouvelle ligne de cuisson et d'une tour de séchage, qui augmenteront « considérablement les capacités de production d'ingrédients à base de poulet et de solutions aromatiques », indique l'industriel allemand (13.000 salariés et 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires environ).
Flexibilité
Concrètement, ces nouvelles installations doivent conférer davantage de flexibilité à l'usine et lui permettre de mieux servir ses marchés, en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. « Elles offrent également de nouvelles possibilités d'approvisionnement aux clients d'Asie-Pacifique et d'Amérique latine », ajoute Symrise. Toujours selon le groupe, ces équipements, développés en interne, pourront produire une large gamme d'ingrédients purs à base de poulet, comme d'autres solutions telles que des poudres, bouillons, matières grasses et autres spécialités intégrant des arômes naturels.
Plateforme internationale
Déjà leader sur le marché américain, Symrise compte donc, avec cette base industrielle renforcée, consolider ses positions à l'international. « Ces installations marquent une étape majeure pour notre activité mondiale dédiée au poulet et pour notre stratégie visant à faire de cet ingrédient un axe de développement prioritaire dans les divisions Food & Beverage et Pet Food », a déclaré Antoine Coursault, directeur mondial du développement stratégique de l'activité poulet chez Symrise Food & Beverage. En France, Symrise emploie 1.500 salariés, dont une centaine au sein de son usine de Berric. Lors de la présentation de l'investissement, en juin, le groupe avait annoncé que ce renforcement capacitaire entraînerait la création d'une vingtaine d'emplois supplémentaires. La région Bretagne et le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) ont soutenu l'investissement.