Personne ne les remarque : voici 5 détails insolites cachés sur les monuments à Rennes
1 Numérobis a encore frappé
Sise au 3 rue Saint-Guillaume, le Ti-Coz est une des plus vieilles maisons de Rennes. Tout en haut, un détail intrigue : ce qui semble être une porte d’entrée donnant directement sur la rue… Et donc sur une belle chute pour qui tenterait de la franchir. La poulie à côté donne la solution : il s’agit en réalité d’une gerbière, une ouverture qui permettait de réceptionner des marchandises par l’extérieur.
2 Maréchal, ne vous voilà plus
À l’entrée nord de la mairie se trouve le Panthéon rennais. Inaugurée en 1922, cette salle célèbre les Rennais morts pour la France. Au-dessus d’une frise signée Camille Godet, les noms de maréchaux et généraux qui se sont illustrés pendant la Grande guerre. Mais un des cartouches est vide… C’est celui de Pétain, occulté à la Libération.
3 Mesure d’économie
23 rue de la Monnaie, l’hôtel particulier de Coniac présente une belle façade surmontée d’un large fronton triangulaire. Bizarrement, seuls les deux derniers étages sont décorés de manière ostentatoire. Ceux du dessous sont plus lisses et sobres. Pour des raisons économiques : lors de la construction du bâtiment en 1773, la partie du bas était masquée par le mur d’enceinte de Rennes, encore debout à l’époque.1
1 Lieux insolites et secrets de Rennes, Anne-Isabelle Gendrot, éd. Jean-Paul Gisserot
4 Reliquat routier
Quel est cet étrange champignon un peu rouillé, posé au niveau du passage piéton à l’angle de l’avenue Patton et du boulevard Mounier ? Il s’agit d’une borne lumineuse « Garbarini », modèle Strasbourg demi-haute, créée dans les années 50. Comme les cabines téléphoniques, ces bornes emblématiques du paysage urbain ont presque toutes disparu.
5 Une statue dans le vent
Direction le Palais du Commerce. De chaque côté du pavillon central se dressent des sculptures allégoriques des sous-préfectures d’Ille-et-Vilaine (Fougères, Vitré, Saint-Malo et Redon). Saint-Malo est représenté par une femme avec ancre et bateau. Sauf que le vent qui gonfle les voiles du navire… Va dans le sens inverse de celui qui fait voler la robe de la dame. Oups.