La manifestation était interdite à Brest : 8 000 à 10 000 personnes ont défilé, des heurts en fin d’après-midi

À 18 h à Brest ce samedi 24 octobre 2026, jour de l’Acte II de la mobilisation citoyenne (meilleur pouvoir d’achat, défense des services publics et de la justice fiscale et sociale, meilleures conditions d’enseignement pour les lycéens et étudiants…), quelque 500 personnes cherchaient encore à en découdre avec les forces de l’ordre du côté de l’avenue Foch et de la place Albert-Ier. Dès le début d’après-midi, la manifestation interdite par le préfet du Finistère, a rassemblé un grand nombre de personnes. À 14 h, elles étaient environ un millier, sous la pluie, autour de la place de la Liberté, dont l’accès était bloqué par les forces de l’ordre, en nombre conséquent toute la journée.
Au chat et à la souris
Plusieurs fois, les policiers ont expliqué aux jeunes et plus âgés présents que les manifestations ou attroupements étaient interdits dans le centre-ville, les repoussant de l’entrée de la place côté Jean-Jaurès. « Et on va où alors ? », questionnaient les manifestants. Qui n’ont pas tardé à trouver la réponse, un cortège s’organisant spontanément pour emprunter l’avenue Georges-Clemenceau, descendre vers la gare puis revenir vers l’hyper-centre et arpenter différentes rues pendant plus de deux heures, sous une grosse pluie battante qui avait doublé de vigueur. Nos photos : Un cortège qui avait grossi à vue d’œil en quelques minutes. Au plus fort de la manifestation, ils étaient entre 8 000 et 10 000 environ à défiler. Jouant au chat et à la souris avec les forces de l’ordre qui se déplaçaient rapidement en fourgons et voitures pour interdire le passage dans certaines rues, barrer l’accès de la place de la Liberté, du commissariat, de lieux publics…
Lacrymo contre pierres
Vers 16 h, des premières tensions ont éclaté du côté de la rue de Siam, square de la Tour-d’Auvergne plus précisément, des jets de pierre d’un côté entraînant les premiers jets de grenades de désencerclement et de gaz lacrymogène de l’autre. La scène s’est reproduite à plusieurs reprises, notamment aux abords de la faculté de lettres Victor-Segalen.
Aucun blessé, quatre interpellations
Vers 18 h, il restait donc environ 500 personnes dans les rues. Le préfet du Finistère fait savoir dans un communiqué, que « ces manifestants, dont certains sont hostiles aux forces de l’ordre, sont encore rassemblés en dehors du centre-ville ». Il rappelle que « des cortèges non encadrés ont été organisés dans le centre-ville placé sous la surveillance de la police et des gendarmes mobiles. » Et informe que quatre personnes ont été interpellées. Et le préfet, Louis Le Franc, de conclure : « Aucun blessé n’est à déplorer, parmi les manifestants ou les forces de l’ordre. » Un nouveau rassemblement s’organiserait samedi prochain, 31 octobre. Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.