Revue de presse

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Morbihan : sur près de 5 000 manifestants « un groupe de 300 personnes qui ne sont pas venues pour contester »

actu.fr · 22/10/2026 · ← revue

Sept commerces vandalisés ou pillés à Lorient… Commissariat de police et sous-préfecture attaqués… Qui sont les auteurs des dégradations commises sur les bâtiments publics dans le Morbihan lors de la manifestation du 17 octobre 2026 ? Quelle est la proportion de casseurs sur le nombre total de manifestants ? Le bilan par le préfet du Morbihan Michaël Galy.

Mouvement d’ultragauche et délinquance

Lors de l’acte 1 de la mobilisation contre la vie chère du samedi 17 octobre 2026, environ 4 500 personnes ont manifesté à Lorient et 4 000 à Vannes. Quatre interpellations ont eu lieu : C’est un mouvement qui est relativement hétéroclite, sur les quatre personnes interpellées samedi dernier, on a eu à la fois la présence classique d’une ultragauche contestataire sur les fondements et les piliers de la République. Concernant le mouvement agressif devant le commissariat de police ou devant la sous-préfecture : c’était plutôt signé sur ce courant. Concernant les pillages de commerces, les mis en cause sont davantage des primo-délinquants : « on a des délinquants qui « profitent » d’une présence massive sur le terrain pour commettre des forfaits » remarque le représentant de l’État.

300 casseurs sur près de 5 000 personnes

« La grande majorité des participants, entre 4 000 et 5 000 personnes, n’a pas posé de problème » a souligné le préfet. Un tiers du cortège était composé de jeunes lycéens ou de jeunes adultes. À côté de ceux qui revendiquaient leur mot d’ordre, « il y a eu une volonté de porter atteinte aux bâtiments publics, aux symboles de la République et de piller des magasins ». Dans ce cortège de 5 000 manifestants, 300 personnes problématiques ont été repérées : Ce sont 300 personnes qui ont été repérées comme se comportant dans une logique autre que revendicative, qui ont tenté de dégrader bâtiment public ou le commissariat de police. Ils se sont adonnés à des violences urbaines en incendiant du mobilier urbain à plusieurs endroits dans le centre-ville. Je condamne la présence en nombre important de casseurs, qui ne sont pas là pour revendiquer mais contester l’organisation de la société républicaine. Le préfet a déploré une manifestation qui n’a pas été déclarée à Lorient, tout comme un rassemblement qui n’est pas resté statique à Vannes, comme cela avait pourtant été déclaré. En effet la déambulation sur la RN165 a mis participants et usagers de la route en danger. Les violences policières : un sujet dans le Morbihan ? Durant le blocus des lycéens, les manifestants mineurs pour bon nombre d’entre eux. Ils ont souvent scandé All cops are bastards (ACAB), entre autres devant le commissariat de Vannes, le 8 octobre 2026. Durant leurs prises de parole, ils ont accusé ce jour-là les policiers d’avoir interpellé une lycéenne du mouvement sans raison légitime, devant le lycée Lesage à Vannes : « parce qu’elle parlait dans un mégaphone » d’après eux. Selon leurs témoignages, leur amie aurait été « traînée au poste de police ». Mais une fois questionnées, les forces de l’ordre ont rectifié qu’elle avait été « portée » : Je rejoins la position exprimée par la police. Derrière cela, j’entends un slogan qui est celui des violences policières, qui est politique, mais je rappelle que dans l’État de droit, seules les forces de l’ordre ont le monopole légitime de l’usage de la force. Le préfet a rappelé à nouveau que sur les dernières semaines, les réponses avaient été proportionnées : « je ne veux pas passer trop de temps à commenter les inversions accusatoires car quand la police riposte, elle le fait quand il y a eu des exactions, et parfois les forces de l’ordre n’ont pas seulement eu à maintenir l’ordre, mais bien plutôt à le rétablir » a rappelé le préfet. Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.